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Le rêve olympique en voie de se concrétiser pour Lyne Tremblay

En lice pour les Jeux de Pékin et de Vancouver

Patrick Trudeau par Patrick Trudeau
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Article mis en ligne le 16 janvier 2008 à 11:00
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Le rêve olympique en voie de se concrétiser pour Lyne Tremblay
Lyne Tremblay s’est initiée au tir à l’arc, afin de pratiquer un sport d’appoint pour son entraînement estival. Son aventure pourrait bien la mener jusqu’aux Jeux paralympiques de Pékin en 2008. (photo: Patrick Trudeau)
Le rêve olympique en voie de se concrétiser pour Lyne Tremblay
En lice pour les Jeux de Pékin et de Vancouver
Malgré sa paralysie dans le bas du corps, Lyne Tremblay a toujours possédé plusieurs cordes à son arc. Et c’est encore plus vrai cette année alors qu’en l’espace de quelques mois seulement, elle est passée du statut de skieuse sur l’équipe nationale à celui de meilleure tireuse à l’arc au pays.
Et cette nouvelle discipline pourrait bien lui permettre de participer aux Jeux paralympiques de Pékin en 2008, puisqu’elle vient tout juste de réaliser les standards nécessaires en entamant une série de compétitions dans l’Ouest américain.

Le week-end dernier au Texas, elle a obtenu une 16e place mondiale dans la catégorie «femme assise», ce qui lui permet d’entretenir de si grands espoirs. «Je dois demeurer parmi les 20 premières mondiales d’ici le 31 janvier. C’est presque mission accomplie», lance avec confiance la Magogoise de 45 ans.

Les prochaines compétitions de l’athlète en fauteuil roulant auront lieu respectivement le 19 janvier (Texas) et le 26 janvier (Californie).
Recrutée par le Canada… et la France
Le parcours de Lyne Tremblay pour atteindre les Jeux de Pékin est particulièrement rocambolesque.
Membre de l’équipe nationale de ski alpin depuis trois ans, l’athlète estrienne a décidé de joindre les rangs de la France l’an dernier, pour profiter de meilleures conditions d’entraînement. «Les infrastructures françaises sont incomparables et ils ont probablement les meilleurs entraîneurs. Et comme je possède la double citoyenneté en raison de mon mari (aujourd’hui décédé), ils m’ont fait une offre que je ne pouvais pas refuser. Je fais donc partie de leur équipe en vue des Jeux paralympiques de Vancouver en 2010», explique Lyne Tremblay.

En raison du programme d’entraînement fourni par ses nouveaux entraîneurs, Lyne Tremblay devait pratiquer un sport estival d’appoint demandant un certain niveau de concentration. Elle a donc opté pour le tir à l’arc, même si elle n’avait jamais expérimenté cette discipline.

Les résultats ont été fulgurants. En quelques mois, elle a conquis coup sur coup les championnats québécois et ceux de l’Est du Canada, avant de devenir championne canadienne. Elle a aussi mis la main sur la médaille d’or lors de compétitions internationales à Long Beach (en Californie) et Vancouver l’automne dernier.

Cette néophyte du tir à l’arc était soudainement classée 21e au monde. «Nos distances de tir lors des compétitions sont respectivement de 30, 50, 60 et 70 mètres. Mon entraîneur m’a dit qu’une archère debout mettait environ deux ans avant de tirer convenablement sur une distance de 70 mètres. Il n’en revenait pas de voir que je pouvais atteindre un tel niveau de compétition après moins d’une demi-année seulement», laisse-t-elle entendre, avec un brin de fierté.

Bien que le tir à l’arc soit surtout un sport de précision et de concentration, il n’en demande pas moins une excellente forme physique, selon Lyne Tremblay. «Lors des compétitions, on doit tirer 144 flèches dans une journée. J’ai fait de nombreux marathons lorsque j’étais plus jeune (avant de perdre l’usage de ses jambes) et je dois dire que le niveau de fatigue est presque équivalent. Mais j’ai encore plusieurs bonnes années devant moi puisqu’à 45 ans, je suis le bébé de l’équipe canadienne», précise-t-elle en riant.

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