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Un rythme universitaire effréné pour Sébastien Jacques

Patrick Trudeau par Patrick Trudeau
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Article mis en ligne le 6 décembre 2007 à 16:06
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Un rythme universitaire effréné pour Sébastien Jacques
Sébastien Jacques a connu des débuts mouvementés sur le circuit universitaire américain. (photo: Patrick Trudeau)
Un rythme universitaire effréné pour Sébastien Jacques
À sa première saison au sein de l'équipe de tennis de l'université Virginia Tech , Sébastien Jacques a constaté que le circuit universitaire américain, c'était du sérieux.
En plus de s'adapter à une nouvelle institution d'enseignement – tristement célèbre à la suite de la tuerie de l'été 2007 -, et surtout, une nouvelle culture, le Magogois de 19 ans doit combiner les études et le sport dans des journées parfois trop courtes. «Lors des premières journées, je pouvais étudier jusqu'à minuit 30 et être sur le court le lendemain matin à 7 h. Nous avons deux heures et demie d'entraînement à chaque jour et ça m'a pris un certain temps avant de m'acclimater», avoue-t-il.

Les débuts de Sébastien Jacques ont été plutôt mouvementés. Après avoir subi une blessure à une cheville en septembre, on l'a rapidement remis sur pied et il a remporté la victoire à son premier tournoi. «Notre équipe médicale est très efficace. J'ai été inactif durant deux semaines, mais une semaine seulement après avoir abandonné mes béquilles, je remportais ce tournoi».

De retour à Magog durant le congé américain de l'Action de grâces, Sébastien Jacques passera aussi les Fêtes dans son patelin d'origine. On lui conseille de faire le plein d'énergie puisqu'il y a pas moins de 22 tournois qui l'attendent entre les mois de janvier et juin. «Je me demande un peu comment on va faire pour arriver», lance-t-il.

Bien qu'il ait déjà une victoire à son actif, le tennisman magogois a beaucoup de travail à faire avant de devenir un joueur établi au sein du circuit universitaire américain. «Habituellement, ce sont les meilleurs de chaque équipe qui jouent un contre l'autre et comme j'en suis à ma première saison, je ne fais pas encore partie des meilleurs. J'affronte donc des joueurs qui sont de mon niveau. Seuls les 125 meilleurs joueurs apparaissent au classement universitaire, mais comme il y a environ 300 universités avec 10 joueurs chacune, c'est assez difficile de savoir où je me situe. Mon rêve à long terme serait de me classer parmi les 50 premiers, et idéalement, dans les dix premiers», espère-t-il.

Enfin, s'il y a une facette que Sébastien Jacques apprécie particulièrement de son expérience universitaire, c'est le concept d'équipe qui prévaut, malgré le côté individuel du sport. «Les points que tu remportes vont à la fiche de l'équipe et tous les joueurs doivent s'encourager. Quand tu perds un match, tu n'as pas le temps de t'apitoyer, car tu dois te relever et aller motiver ton coéquipier dans son match. J'ai retrouvé cet esprit d'équipe que j'appréciais beaucoup lorsque je jouais au hockey», a-t-il fait valoir.

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