Les ballerines de l'école de danse Janann ont eu droit à un auditoire attentif lors de leur «représentation» à l'église St-Patrice. (photo: Patrick Trudeau)
Des ballerines à la messe
Spectacle plutôt inhabituel lors de la messe célébrant le centenaire de présence à Magog des Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus, le 30 septembre dernier.
Une quarantaine de ballerines, âgées entre 7 et 23 ans, ont en effet présenté quelques pas de danse durant certaines parties de la célébration eucharistique, sous le regard admiratif – et parfois intrigué – des fidèles qui remplissaient l'église St-Patrice à pleine capacité.
Ce sont les Filles de la Charité elles-mêmes qui ont voulu cette présence colorée, en organisant le tout en collaboration avec la copropriétaire de l'école de danse Janann, Rachel Pagé.
Et pour le curé Mgr André Tardif, il s'agissait d'une belle occasion pour sortir des cadres traditionnels de la messe, telle qu'on la connait depuis des décennies.«C'était fait avec beaucoup de grâce et on peut très bien prié avec son corps, même si nous ne sommes pas habitués de voir ça dans la culture québécoise», laisse-t-il entendre.
«J'ai un frère qui fait partie des Pères blancs en Afrique et là-bas, les messes durent plus de deux heures et tout le monde danse. C'est sûr que je ne demanderais pas à mes paroissiens de se lever et de se déhancher, mais pour une occasion spéciale comme celle-là, ça s'y prêtait bien», a lancé Mgr Tardif.