Mario Bruneau et Hélène Cardinal sont les propriétaires du Grand Frisson, une église méthodiste de Stanstead, qu'ils ont revampée en salle de spectacle. (photo: Vincent Cliche)
Piano, accordéon et chansons au Grand Frisson
Depuis qu'elle a été achetée par Hélène Cardinal et Mario Bruneau en mai dernier, l'église méthodiste Wesley United de Stanstead est réellement devenue la Mecque de l'accordéon musette.
Les deux propriétaires ont renommé l'établissement «Le Grand Frisson». Peut-être est-ce un prélude à ce que les spectateurs ressentiront en se laissant charmer par les douces notes qui leur viendront à l'oreille ou peut-être est-ce que l'église toute blanche ressemble à un grand glacier?
A priori, lorsque Mario Bruneau et Hélène Cardinal ont fait l'acquisition de cette église, ils n'avaient pas l'intention d'y aménager une salle de spectacle, mais bien une salle de montre pour les pianos. «Toute cette aventure remonte à notre voyage en Europe en novembre 2005, se souvient Mme Cardinal. À un grand événement de musique en Allemagne, le Frankfurt MusikMesse, Mario s'est amusé à découvrir de nouveaux pianos, dont ceux de la compagnie Wendl & Lung. Il les a adorés et il a voulu devenir dépositaire de ces instruments au Canada. Ça nous prenait donc un endroit pour les entreposer. Nous avons trouvé cette église de Stanstead et, comme il y avait une salle appropriée, nous avons décidé d'y présenter des concerts.»
Le type de musique qu'on présente au Grand Frisson, c'est de la guinguette. D'ailleurs, selon Mario Bruneau, c'est le seul endroit en Amérique du Nord où on y présente ces mélodies. «Une guinguette, c'est de l'accordéon musette de Paris, le genre de musique qu'on entend dans les films du genre Amélie Poulain», explique M. Bruneau.
Hélène Cardinal joint sa voix aux notes de son conjoint pour apporter pour ainsi créer ce qu'ils appellent «le grand frisson». Ces deux passionnés de musique n'en sont pas à leurs premiers pas dans cette industrie. Ils ont animé pendant huit années le bateau-mouche de Montréal, ont fait les Francopholies et ont composé pour la chaîne télévisée TV5 à ses débuts.
L'ancienne église vibre des sons de l'accordéon, du piano tous les dimanches, de 13 h à 16 h. L'an prochain, les propriétaires des lieux croient pouvoir louer leur salle, mais pas à n'importe qui. «Dans notre salle, nous voulons offrir une programmation originale avec des spectacles qui ne se retrouvent pas ailleurs. Nous voulons enrichir la diversité culturelle», s'exclament les deux propriétaires.
Roberpierre Monnier
Commentaire mis en ligne le 26 août 2007Erratum
Il sagit de Mario Bruneau et non pas Bruno comme je l'ai écrit dans l'article précédent. Pouvez-vous corriger s.v.p. ? mille excuses!
Merci
Roberpierre Monnier, architecte, M.Urb.