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Piano, accordéon et chansons au Grand Frisson

Vincent Cliche par Vincent Cliche
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Article mis en ligne le 25 août 2007 à 4:27
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Piano, accordéon et chansons au Grand Frisson
Mario Bruneau et Hélène Cardinal sont les propriétaires du Grand Frisson, une église méthodiste de Stanstead, qu'ils ont revampée en salle de spectacle. (photo: Vincent Cliche)
Piano, accordéon et chansons au Grand Frisson
Depuis qu'elle a été achetée par Hélène Cardinal et Mario Bruneau en mai dernier, l'église méthodiste Wesley United de Stanstead est réellement devenue la Mecque de l'accordéon musette.
Les deux propriétaires ont renommé l'établissement «Le Grand Frisson». Peut-être est-ce un prélude à ce que les spectateurs ressentiront en se laissant charmer par les douces notes qui leur viendront à l'oreille ou peut-être est-ce que l'église toute blanche ressemble à un grand glacier?

A priori, lorsque Mario Bruneau et Hélène Cardinal ont fait l'acquisition de cette église, ils n'avaient pas l'intention d'y aménager une salle de spectacle, mais bien une salle de montre pour les pianos. «Toute cette aventure remonte à notre voyage en Europe en novembre 2005, se souvient Mme Cardinal. À un grand événement de musique en Allemagne, le Frankfurt MusikMesse, Mario s'est amusé à découvrir de nouveaux pianos, dont ceux de la compagnie Wendl & Lung. Il les a adorés et il a voulu devenir dépositaire de ces instruments au Canada. Ça nous prenait donc un endroit pour les entreposer. Nous avons trouvé cette église de Stanstead et, comme il y avait une salle appropriée, nous avons décidé d'y présenter des concerts.»

Le type de musique qu'on présente au Grand Frisson, c'est de la guinguette. D'ailleurs, selon Mario Bruneau, c'est le seul endroit en Amérique du Nord où on y présente ces mélodies. «Une guinguette, c'est de l'accordéon musette de Paris, le genre de musique qu'on entend dans les films du genre Amélie Poulain», explique M. Bruneau.

Hélène Cardinal joint sa voix aux notes de son conjoint pour apporter pour ainsi créer ce qu'ils appellent «le grand frisson». Ces deux passionnés de musique n'en sont pas à leurs premiers pas dans cette industrie. Ils ont animé pendant huit années le bateau-mouche de Montréal, ont fait les Francopholies et ont composé pour la chaîne télévisée TV5 à ses débuts.

L'ancienne église vibre des sons de l'accordéon, du piano tous les dimanches, de 13 h à 16 h. L'an prochain, les propriétaires des lieux croient pouvoir louer leur salle, mais pas à n'importe qui. «Dans notre salle, nous voulons offrir une programmation originale avec des spectacles qui ne se retrouvent pas ailleurs. Nous voulons enrichir la diversité culturelle», s'exclament les deux propriétaires.

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Roberpierre Monnier

Commentaire mis en ligne le 26 août 2007
Erratum
Il sagit de Mario Bruneau et non pas Bruno comme je l'ai écrit dans l'article précédent. Pouvez-vous corriger s.v.p. ? mille excuses!
Merci
Roberpierre Monnier, architecte, M.Urb.

Roberpierre Monnier

Commentaire mis en ligne le 25 août 2007
A défaut de croyants, de pratiquants ou de mécènes, il existe pluseurs pistes pour redonner à ces lieux communautaires, un second souffle de vie.

Ces petites églises et ces lieux communautaires de bois qui ornent le paysage estrien, soulèvent toujours une belle émotion et une certaine nostalgie. Ces bâtiments fragilisés, se révêlent dans toute leur simplicité, dans toute leur modestie, parfaitement insérés et intégrés dans le paysage, une des très grande qualité de l'architecture, qui on le sait, fait de plus en plus défaut aujourd'hui.

Il n'y a qu'à constater la colère justifiée de plusieurs autour de l'option moderniste architecturale du bâtiment culturel Jean Besré dans le coeur patrimonial de la ville de Sherbrooke, pour s'en rendre compte.

Qu'on soit catholiques, protestants, méthodistes, ou autres, ces bâtiments ont pendant des centenaires réunis hommes, femmes et enfants, souvent seuls lieux où le chant et le silence se donnaient rendez-vous dans le but de réfléchir sur le sens de l'existence.

La voie que semble vouloir prendre Bruno et Hélène en redonnant à ce lieu une vie où le silence et la musique seront encore réunis, va droit dans le plus noble des chemins.

Ces bâtiments sont vieux, contruits avec beaucoup d'amour et de dévouement,ils ont bien vieilli,mais ils en sont encore plus fragiles. Notre patrimoine architectural est mince et encore très jeune, il a été en grande partie incendié par le feu et l'indifférence.

Ces bâtiments ont besoin d'aide, on ne le sait que trop... la transformation de l'église de Stukeley-Sud en salle de spectacle en est un autre exemple, le débat autour de l'Église Ste-Marguerite à Magog et celui autour du Centre communautaire Armand-Choquette à Ste-Catherine-de-Hatley, soulèvent toutes, sympathie et espoir de continuité.

Le type de musique et d'ambiance qui se dégagent lorsqu'on écoute ce duo rendent au lieu toute sa sobriété et toute son ampleur, un grand frisson.

Souhaitons-leur bonne chance dans ce projet en espérant qu'ils deviendront à leur tour, à leur façon, un exemple concret d'un option viable.

Roberpierre Monnier, architecte, M.Urb.
Ste-Catherine-de-Hatley
Éric Kelly Remax

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