L'artiste Louis Lortie s'est payé sept «escales» lors du Festival Orford. Un point tournant de l'événement culturel selon la directrice artistique du Centre d'arts Orford, Claudette Dionne.
Un bilan qui dépasse les objectifs pour le Festival Orford
Les spectateurs ont été au rendez-vous et les abonnements, eux, ont trouvé plus de preneurs que prévu lors du Festival Orford, qui s'est tenu du 22 juin au 12 août. Tout ça a de quoi faire sourire les organisateurs de cet événement culturel.
La directrice artistique du Centre d'arts Orford, lieu où s'est tenu l'événement, jubile à la vue des résultats. «Je suis plus que satisfaite, affirme Claudette Dionne. Les chiffres prouvent la popularité de notre événement.»
En effet, sur 18 des concerts présentés les vendredis et les samedis en soirée, six ont affiché complet. De ces derniers, on aurait pu doubler la capacité de la salle pour accueillir les gens à deux ou trois occasions. La série «Orford sur la route» a aussi été couronnée de succès. «Ça montre que le public en périphérie adore ce qu'on fait», commente Mme Dionne.
L'un des points tournants du Festival Orford selon la directrice artistique est sans aucun doute les sept escales proposées par Louis Lortie. «Ç’a été une semaine très touffue. Louis Lortie avait amené ses élèves d'Europe où il enseigne pour prendre part à cette aventure de sept concerts. La plupart de ces présentations étaient un hommage à Grieg pour souligner son 100e anniversaire de sa mort. C'était une véritable découverte pour nous.»
Claudette Dionne mentionne qu'une grande partie du succès de ce Festival revient à son prédécesseur, Sophie Galaise. «Elle a mis au point une programmation de haut niveau et a fait preuve d'une créativité étonnante. Le Festival Orford est devenu l'un des plus grands événements culturels au Québec», soutient-elle.
Bien qu'elle assume le poste de directrice artistique de façon intérimaire, Mme Dionne s'est laissée tenter de communiquer quelques petites suggestions (qu'elle ne peut divulguer) pour une future présentation du Festival Orford. Toutefois, elle poursuivra son association avec le Centre d'arts Orford. «On m'a demandé de rester à l'Académie de musique l'an prochain. J'ai accepté puisque j'ai vécu dans ce milieu 24 heures sur 24 et sept jours sur sept pendant l'été et j'ai beaucoup apprécié.»