Pour célébrer le 5e anniversaire des Correspondances, les organisateurs de l'événement proposent à ses épistoliers un voyage au pays de la mémoire du 2 au 5 août prochain.
À ceux qui ne s'en rappellent déjà plus, les Correspondances d'Eastman représentent un travail effectué par de fous acharnés. À l'origine, ces deux fous acharnés étaient Louise Portal et Jacques Allard. Revenant d'un voyage en France, ils ont importé l'idée des Correspondances de Manosque à l'intérieur du petit village d'Eastman. Mais, beaucoup a changé depuis ce temps.
Cette année, la thématique de la mémoire est mise à l'avant-scène. Pour les organisateurs de l'événement, la mémoire, c'est d'abord et avant tout le terreau de l'imaginaire. Et c'est autour de ça qu'on a tricoté la 5e programmation des Correspondances, qui se veut des plus mémorables!
Tout d'abord, les nombreux cafés-littéraires où auteurs et participants débattront se tiendront tous à la terrasse du théâtre de La Marjolaine. Cet établissement culturel sera également l'hôte de spectacles en soirée, dont celui intitulé «Lettres de Fadette». Il sera joué par Francine Ruel et Andrée Lachapelle le 4 août, à 19 h 30. On y découvrira les récits d'Henriette Dessaulles. Son arrière-petite-fille, Marie-José Raymond, se dit très honorée de voir les textes joués par ces deux grandes dames. «J'ai toujours une copie du journal où mon arrière-grand-mère écrivait ses textes quand elle était petite. Dans le spectacle, on y lire aussi des textes du Devoir, là où elle était chroniqueuse sous le nom de Fadette. Ce sera un grand plaisir de revivre tous ces souvenirs.»
L'église Saint-Édouard d'Eastman changera de vocation et deviendra la destination de la poste restante. Une allée des lettres y sera également aménagée pour les personnes en panne d'inspiration.
Une chambre d'écriture spécialement pour les jeunes a également été aménagée tout près des Serres Simard. On pourra y pique-niquer.
De nombreux ateliers, dont celui de l'artiste multidisciplinaire Mireille Racine, seront donnés. À l'intérieur de celui-ci, les gens découvriront l'art postal, un peu comme l'a fait l'aide-mémoire des Correspondances, Francine Ruel. «J'ai vu une enveloppe faite avec de la fourrure et une même entièrement faite de laine, s'exclame Mme Ruel. Quand elle l'a amené au bureau de poste, on lui a demandé comment elle allait apposer les timbres. Elle a répliqué en disant qu'elle allait les coudre.»
Bien sûr, il ne faut pas oublier les 15 chambres d'écriture du Circuit des lettres, là où on peut confortablement s'installer et laisser notre imagination déferler sur le papier à lettres.
La programmation complète des Correspondances est disponible sur le site Internet
www.lescorrespondances.ca.
Photo ruel.raymond