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À vélo sur les routes scandinaves


Publié le 26 mai 2017

Voyageur infatigable et amateur de vélo, Daniel Charbonneau, un résident de La Prairie en Montérégie, a parcouru le Danemark, la Suède et la Norvège, du 13 avril au 21 mai. Un trajet de 2 030 km qu’il a effectué seul au début, pour être ensuite rejoint par ses deux amis à Olso, en Norvège.

«Comme à chacun de mes voyages, je dis toujours que le dernier est le plus beau de ma vie; ce qui a été le cas», déclare-t-il.

Le paysage y est vraiment malade. Tu vois des cartes postales tous les jours.

Daniel Charbonneau, à propos des îles Lofoten


C’est la Norvège qui a particulièrement marqué l’aventurier qui a visité plus de 75 pays sur les cinq continents. Et ce, malgré le fait qu’il devait composer avec les montagnes.


«En compagnie de Jean Desbiens (La Prairie) et Benoit Giordano (Sainte-Julie), on a pédalé 1 200 km de montagne durant trois semaines. Benoit calculait chaque jour le nombre de mètres d’ascension que nous faisions. On pouvait grimper 930 m en une journée. Avec nos vélos chargés, ce n’était pas facile. On a fini le voyage avec 13 000 mètres de montée. C’est plus haut que l’Everest (8 848 m)», souligne le cycliste.


Il affirme que tous ses efforts en valaient la peine dans la mesure où il a pu découvrir des paysages à faire rêver.


«C’était spectaculaire! Tu es entouré de belles montagnes pleines de neige. C’était tellement beau, particulièrement aux îles Lofoten», relate-t-il.

Et le Danemark et la Suède?

«J’ai adoré le Danemark parce que c’est un pays très plat. Il n’y a aucun vallon, aucune montagne, fait-il remarquer. C’était facile, ça allait bien. Il y a des pistes cyclables partout, c’est propre. L’itinéraire que j’ai emprunté en Suède était un peu moins beau. J’ai traversé assez vite le pays.»


Froid et soleil de minuit
Si dame Nature a été clémente avec des températures se maintenant entre 0 et 12 degrés Celcius, Daniel Charbonneau a dû néanmoins conserver sa tuque, ses gants et ses bottes tout le long de son périple.


«Au Danemark et en Suède, il n’y avait pas de neige. En Norvège, oui. On a pédalé alors qu’il neigeait, mais il n'y avait pas d'accumulation sur la route. On est passé sur des chemins où il y avait des murs de six pieds [deux mètres] de neige chaque côté de la route. À Lofoten, c’était plus doux. Il y a un microclimat», raconte le Laprairien.


En se rapprochant du cercle Arctique en Norvège, M. Charbonneau et ses amis ont dû composer avec le soleil de minuit.


«Quand j’ai commencé mon voyage, le soleil se couchait vers 21h-22h. Dans la dernière semaine, on était tellement au Nord que le soleil ne se couchait plus. Dormir dans une tente jaune quand le soleil ne se couche pas la nuit, ce n’est pas évident. Je commençais à être tanné. Il fait toujours clair. Tu peux rouler à minuit sans problème. C’est intense!» affirme-t-il avec une pointe d’humour.


Prochaine destination? La Colombie pour septembre. Il laissera son vélo et apportera une bonne paire de souliers.
On peut visiter le site du voyageur à www.conferencevoyage.ca.