Magog ne veut pas de taxibus

Pierre-Olivier Girard pierre-olivier.girard@tc.tc
Publié le 6 octobre 2015
Autobus
(Photo TC Media - Archives)

MEMPHRÉMAGOG. Magog a finalement tranché. Elle n'appuiera pas un projet de service de taxibus dans la MRC de Memphrémagog.

La conseillère Denise Poulin-Marcotte en a fait l'annonce par voie de résolution, lors de la séance régulière du 5 octobre. Les coûts et les risques financiers associés à la mise en place d'un tel service sont les facteurs qui ont motivé cette décision.

«Le contexte actuel ne permet pas l'ajout de services, mais davantage la consolidation de services. Il existe des solutions de transports collectifs sur le territoire, soit la navette urbaine et des places à même le service de transport adapté ainsi que le covoiturage», affirme la représentante du district des Sommets.

Il s'agit d'un revers pour le Comité citoyen pour un transport collectif, qui a multiplié les démarches au cours des derniers mois pour obtenir un service de taxibus. Certains membres de ce regroupement siégeaient également sur un comité de travail, présidé par Transport des Alentours, dont le mandat était d'étudier les différents modèles de taxibus et faire des recommandations aux Municipalités de Magog, Orford et Eastman.

Une proposition finale a été déposée en septembre dernier à l'égard de laquelle les élus magogois émettent certains bémols. «On parle de 30 000 déplacements la première année, ce qui semble très optimiste. Ensuite, 200 000 $ en subventions du MTQ, alors que le programme terminera au 31 décembre 2015 et que rien n'indique qu'il sera reconduit. Finalement, un coût moyen de 9,38 $ par déplacement alors qu'actuellement, il est de l'ordre de 12 $», affirme la conseillère.

Elle ajoute que les Municipalités devront verser une importante contribution financière, soit un montant minimum de 231 737 $ pour Magog. «Cette somme pourrait même atteindre 350 000 $, ce qui représenterait une augmentation de taxe d'un sou du 100 $ d'évaluation, soit près de 25 $ pour une maison moyenne», conclut-elle.

Aucun échevin ne s'est prononcé contre cette résolution.