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Course à la mairie de Magog: Marc Delisle décoche les premières flèches


Publié le 11 octobre 2017

Marc Delisle

©(Photo TC Media - Pierre-Olivier Girard)

Marc Delisle a lancé les premières attaques de la course à la mairie de Magog même si la campagne électorale venait à peine de démarrer, vendredi dernier (6 octobre), à l’occasion du dépôt des candidatures.

Le candidat à la mairie a profité d’une salle bondée et du micro de NousTV (Cogeco) pour critiquer Vicki-May Hamm. «Désolé, mais la mairesse sortante forme des équipes même si les candidats disent le contraire. Elle dénigre également des candidats sur la place publique. On devrait limiter les maires à deux mandats», a-t-il lancé sans réplique, car il était le dernier à prendre la parole.

M. Delisle en a ajouté en craignant que la mairesse sortante fasse faux bon aux électeurs en prenant une pause de la mairie pour tenter sa chance aux élections provinciales. Il dit craindre les millions de dollars en dépenses (les projets actuels totalisent environ 50 M$) et l’abolition des référendums. «Attention aux dépenses à la hausse si les contribuables ne peuvent plus se prononcer. Moi, je ferai encore plus de référendums», s’engage-t-il.

Cet ingénieur à la retraite veut encadrer davantage le développement commercial vers l’ouest de la ville pour éviter de nuire au centre-ville. «Moi, je propose un centre-ville qui sera encore attirant dans 20 ans», a-t-il avancé.

Réplique de la mairesse sortante

Mme Hamm déplorait ces critiques négatives quelques jours après cette soirée. «Ce n’était pas un débat, mais une occasion de se présenter. Il disait vouloir faire une campagne positive, mais il en a profité pour livrer de la désinformation. C’est dommage», estime-t-elle.

Vicki-May Hamm
(Photo TC Media - Pierre-Olivier Girard)

Elle avoue que la valeur des projets, estimés à 50 M$, peut effrayer les contribuables. «Cependant, nos dépenses ont la même cadence et valeur depuis huit ans», rétorque-t-elle.

Vendredi dernier, elle rappelait qu’il était possible de construire deux glaces à La Ruche sans impact sur la dette, et ce, grâce à des partenariats «originaux» et des subventions.

Mme Hamm a aussi mis en valeur quelques réalisations (parc industriel, Magog Technopole, Centre sportif de La Ruche) en plus de dévoiler quelques idées à développer en campagne électorale, comme l’attrait de nouvelles entreprises, la famille, l’accès à la propriété, les finances publiques, la gouvernance et comment conserver une dette acceptable.

Elle souhaite aussi améliorer davantage la sécurité du transport ferroviaire et développer de plus en plus le concept de Magog, ville intelligente (avis d’ébullition à recevoir sur cellulaire, synchroniser les feux de circulation à distance, etc.).

Johanne Bouchard veut faire grandir la Ville

Johanne Bouchard assure avoir analysé la Ville de Magog depuis une quinzaine d’années, même si sa candidature semble surprendre bien des électeurs. Elle mise d’ailleurs sur son expérience de gestionnaire (ex-propriétaire d’un collège privé, ancienne administratrice d’un organisme de développement à Saint-Hubert) pour «faire grandir la Ville».

Elle dit oui à un centre-ville modernisé et accueillant, mais pas à n’importe quel prix ni avec trop de décoration.

Johanne Bouchard
(Photo TC Media - Pierre-Olivier Girard)

Concernant les deux glaces potentielles à La Ruche, elle hésite à donner son vote à cet endroit. «Je trouve ça cher. J’aimerais accéder aux études, mais ce n’est pas facile. Je ne comprends pas pourquoi la facture grimpe à 21 M$, il y aurait sûrement moyen de réduire les coûts. J’aime l’idée de la proximité de l’école, mais la rentabilité m’inquiète», résume-t-elle.

Cette ancienne propriétaire d’un gîte touristique au lac Lovering souhaite former davantage de jeunes sans diplôme, ouvrir un satellite collégial à Magog et aménager un marché bio dans la région.

Le développement économique, l’administration, l’environnement, le transport en commun et l’hébergement touristique figurent parmi ses thèmes à prioriser.