100e anniversaire de la bataille de la crête de Vimy: un voyage marquant pour le Magogois Yoland Bouchard


Publié le 18 avril 2017

Yoland Bouchard s’est rendu en France la semaine dernière, à l’occasion des commémorations du 100e anniversaire de la bataille de la crête de Vimy.

©(Photo gracieuseté)

HISTOIRE. Originaire de Magog, Yoland Bouchard s’est rendu en Europe en début avril pour prendre part aux célébrations de la commémoration du 100e anniversaire de la bataille de a crête de Vimy.

Par Sarah Larouche

Celui qui enseigne l’histoire au Collège Mont-Notre-Dame de Sherbrooke était l’un des six récipiendaires du Prix d’histoire du Gouverneur général du Canada pour l’excellence en enseignement en 2015, une reconnaissance qui lui a permis de se joindre au groupe de 30 enseignants canadiens invités à se rendre en France, afin de souligner «l’une des plus importantes batailles de notre histoire contemporaine.» 

Pendant cinq jours, de Bruxelles à Paris, M. Bouchard s’est enrichi grâce au partage de connaissances, aux échanges qu’il a eus avec les autres et aux visites qu’il a faites. Avec les autres membres du groupe, il s’est d’ailleurs rendu sur les lieux de la bataille, là où ont combattu des milliers de Canadiens français. «Le paysage est marqué, la terre a été déformée par ces batailles. C’était particulier d’être là», raconte Yoland Bouchard. Il a également visité des cimetières canadiens et du Commonwealth, une expérience ayant grandement marqué celui qui se qualifie de pèlerin. «Je suis habité par toutes ces images», confie-t-il.

C’est certain que ce voyage aura un impact sur ma façon d’enseigner. J’ai vu, j’ai entendu, j’ai saisi comment l’autre voit cet événement et ça m’a profondément touché.

Yoland Bouchard

Pour l’enseignant, ce séjour à Vimy représente une expérience unique, qui changera sans doute sa manière d’enseigner cet événement à ses élèves. «C’est certain que ce voyage aura un impact sur ma façon d’enseigner. J’ai vu, j’ai entendu, j’ai saisi comment l’autre voit cet événement et ça m’a profondément touché», affirme M. Bouchard.

S’il est primordial de commémorer ces «grands sacrifices de notre passé», Yoland Bouchard rappelle qu’il est important de ne pas valoriser la guerre pour autant. «On ne commémore pour glorifier les combats, il ne faut surtout pas, insiste-t-il. On commémore plutôt pour se souvenir que des gens ont perdu la vie pour que nous soyons libres.»

Rappelons que la bataille de Vimy s’est déroulée en France entre les 9 et 14 avril 1917, pendant la Première Guerre mondiale. Quatre divisions canadiennes ont alors combattu côte à côte, afin de récupérer la crête des mains des Allemands. Au total, un peu moins de 4 000 soldats sont tombés au combat et des milliers d’autres ont été blessés.