L'Ancêtre Edmond: un artisan se lance en affaires au centre-ville à Magog


Publié le 17 mars 2017

Le propriétaire de Mon Ancêtre Edmond, Luc Crevier, fabrique des meubles rustiques depuis 30 ans.

©(Photo TC Media - Pierre-Olivier Girard)

Pendant que d'autres fermaient leurs portes, un nouveau commerce a vu le jour au centre-ville de Magog. Il s'agit de L'Ancêtre Edmond, une boutique de meubles et de décoration rustiques, dont le propriétaire est lui-même un artisan du bois.

Luc Crevier a beau être le petit nouveau de la rue Principale, reste qu'il n'en est pas à ses premières armes dans le milieu des affaires. Depuis les 30 dernières années, il allie sa passion et son métier par la construction de meubles sur mesure. «J'ai eu quelques boutiques par le passé, dont à Sainte-Agathe-des-Monts et ma toute première à Val-des-Monts. Je cherchais un nouvel endroit où venir m'établir et après avoir passé un mois à Magog l'été dernier, j'ai décidé de me lancer!»

Il n'a pas pris ce nouveau départ à la légère. Il suffit d'entrer dans son commerce pour constater tous les efforts investis dans la transformation des lieux. Sa devanture est également décorée d'une enseigne, dont le nom revêt une signification toute particulière. «J'ai choisi le nom Mon Ancêtre Edmond pour rendre hommage à mon grand-père, qui me suis depuis que je suis en affaires. Mais ce n'est pas lui, ni mon père, qui m'a enseigné le métier. J'ai tout appris de moi-même, de A à Z.»

Même s'il a ouvert ses portes en basse saison, Luc Crevier assure que les affaires roulent à un rythme effréné depuis le premier jour, si bien que les heures de sommeil se font rares. Il manque déjà d'espace dans sa boutique, où il vend ses réalisations, mais aussi celles d'autres artisans. «Je fais des semaines de travail de 100 heures ces temps-ci. C'est beaucoup de travail, mais je suis vraiment content. Les commentaires des clients sont positifs et j'ai reçu un accueil merveilleux des autres commerçants. Mais sans l'aide de Lyne pour la décoration et de Lise, qui est une employée hors pair, je n’en serais pas là», conclut-il.

Concernant la revitalisation du centre-ville de Magog, dont les travaux sont prévus en 2018, le propriétaire dit ne pas s'en faire. Il est conscient qu'il y aura des impacts, mais il est convaincu que ce passage plus difficile sera pour le mieux.