Les bandes riveraines font encore jaser à Magog

Dany
Dany Jacques
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

La salle du conseil municipal de Magog a été prise d'assaut par des contribuables préoccupés par un règlement imposant le respect d'une bande riveraine de protection à 5 ou 10 mètres, lors d'une assemblée de consultation se tenant à l'hôtel de ville, le 30 avril dernier.

Magog veut assouplir son règlement des bandes riveraines, mais une profondeur de 10 mètres sera maintenue à la pointe Merry. (photo : Patrick Trudeau)

Les élus avaient précédemment annoncé leur intention de repousser à 2014 l'adoption d'une bande de protection de 10 mètres près des cours d'eau, contrairement aux 5 mètres actuels.

D'entrée de jeu, la mairesse de Magog, Vicki May Hamm, a réajusté le tir en disant que la Ville devait se conformer au schéma d'aménagement de la MRC de Memphrémagog, qui fixe l'adoption des 10 mètres au plus tard en 2013. «Il nous reste donc qu'un an pour trouver des mesures compensatoires et des solutions acceptables pour tous», annonce-t-elle.

La majorité des citoyens dans la salle encourageaient les élus à conserver une bande de protection à 5 mètres, plus particulièrement sur les plus petits terrains comme on en retrouve près de la rivière Magog. Certains résidants de ce secteur, qui ont pris la parole pendant la soirée, ont rappelé qu'ils avaient déjà mis beaucoup d'effort pour respecter les 5 mètres, mais que la marche était trop haute pour 10 mètres. «Ce ne sera pas juste pour tout le monde si vous optez pour 10 mètres», a lancé Serge Meloche.

Quant à André Beauchemin, il recommande une protection de 0-5 mètres pour éviter de brimer la liberté des gens. Un autre propriétaire a questionné la pertinence de ce règlement magogois quand son voisin de Sherbrooke n'a même pas les mêmes contraintes!

D'autres personnes ont également pris la parole, comme deux représentants d'association de lac, pour rappeler l'importance des 10 mètres.

L'une d'entre elles, Gisèle Lacasse Benoit, qui préside le Memphrémagog Conservation Inc., signale que les 10 mètres représentent un minimum recommandé par le ministère de l'Environnement pour préserver la qualité de l'eau. «Il faut maintenir cette distance pour les grands terrains, mais il est possible d'adopter un règlement pour s'adapter à la réalité des petits terrains», suggère-t-elle.

Mme Lacasse Benoit est d'avis qu'on ne peut corriger les erreurs du passé, comme des maisons construites à deux pas des cours d'eau, mais qu'il faut garder le cap de la protection de l'eau potable, d'autant plus que le lac Memphrémagog représente le réservoir d'eau potable pour la moitié des Estriens.

La mairesse de Magog rappelle que le conseil municipal est sur le point de trouver un terrain d'entente satisfaisant pour tous. «Nous sommes conscients de la problématique vécue par les propriétaires de petits terrains et nous allons en prendre compte dans notre analyse», prévient-elle.

L'objectif de ce règlement consiste à contrôler la végétation, comme l'interdiction de tondre la pelouse, et à obliger la renaturalisation dans une bande de protection variant de 5 à 10 mètres d'un cours d'eau.

Organisations: Association de lac, Ministère de l'Environnement

Lieux géographiques: Magog, Rivière Magog, Sherbrooke

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires