Tout d’abord, Mme Bonsant croit que la tenue d’un scrutin fédéral chevaucherait la tenue d’élections municipales, qui se tiendront dans plus de 1000 villes au Québec. «Ça sèmerait beaucoup de confusion et ça compliquerait le recrutement du personnel électoral, raconte celle qui a aussi été conseillère municipale pour le Canton d’Ascot pendant huit ans. Il est important que le scrutin municipal reçoive toute l’attention qu’il mérite.»
La tenue d’un 4e scrutin fédéral en six ans en plein cœur d’une récession est également un moment mal choisi, pense France Bonsant.
Cependant, la députée de Compton-Stanstead n’a pas l’intention de transiger sur ses principes et ses valeurs. «Si le Parti libéral dépose une motion de censure à l’égard du gouvernement conservateur en déposant un projet de réforme de l’assurance-emploi qui reprend les demandes du Bloc québécois, on ne pourra pas voter contre ça.»
France Bonsant tentera d’obtenir une 4e victoire consécutive lors des prochaines élections. Une assemblée d’investiture est d’ailleurs prévue le 23 septembre prochain.
Le candidat libéral du comté de Compton-Stanstead, William Hogg, se dit prêt à l’éventualité d’une élection cet automne. «Les sondages nous montrent nez à nez avec le Bloc. Ça veut dire que dans Compton-Stanstead, ça va être chaud», lance-t-il.
M. Hogg, qui a été élu candidat lors d’une assemblée d’investiture le 22 juillet dernier, à Coaticook, croit avoir appris de son expérience précédente en 2008. «J’ai fait mon école l’an passé et ça va être bien différent cette fois-ci», explique celui qui se sent motivé, notamment avec la venue de son chef, Michael Ignatieff, ce vendredi (21 août), à l’Université Bishop’s.




