Gary Caldwell est devenu officiellement candidat du Parti vert en avril 2007. Après deux tentatives sous la bannière conservatrice en 2004 et 2006 (toujours dans la circonscription de Compton-Stanstead), M. Caldwell change d’allégeance. «Lorsque j’ai décidé de représenter le Parti conservateur, M. Harper présentait un bon programme de réhabilitation des instances gouvernementales et du rôle de député. Leur volet environnement était important et ils voulaient même encourager les agriculteurs biologiques. Cependant, j’ai observé au cours des dernières années que ces thèmes n’étaient pas dans leurs priorités. Ils fonctionnent selon le modèle américain et tout était très partisan. En plus, ils ont demandé à leurs candidats de ne pas parler aux médias locaux. Les journaux représentent un mécanisme démographique et nous en avons besoin.»
Alors, deux choix se sont offerts à l’homme de 65 ans: devenir candidat indépendant ou joindre les rangs du Parti vert du Canada. Après mûres réflexions, il devient un «vert» même si, selon lui, il l’a longtemps été de par son travail. Ce fermier biologique a développé une technique de fermentation des légumes beaucoup moins énergivore. «Je suis de la génération Retour à la terre, indique-t-il. Nous avons acheté une terre à Ste-Edwidge en 1972 et nous y avons replanté 160 000 arbres. Nous avons également élevé des moutons pendant 25 ans avant de nous tourner vers la fermentation des légumes biologiques. Avec l’aide gouvernementale, nous avons développé un procédé plus rapide et moins énergivore.»
Avec une soudaine remontée du Parti vert dans les sondages, M. Caldwell espère-t-il être le premier député vert à Ottawa? Lors des élections fédérales de janvier 2006, ce candidat du Parti conservateur avait réussi à amasser 24 % des intentions de vote. Sera-t-il capable de garder ces appuis? «C’est toujours possible, plaide-t-il. Cependant, je suis assez réaliste. Je ne prétends pas que tout le monde va me suivre, mais si je brise la barre des 10 % des intentions de vote, je sentirai que toute cette campagne, je ne l’ai pas faite pour rien.»
Le candidat vert entend défendre deux enjeux qui lui sont chers. Tout d’abord, il aimerait que l’économie canadienne fasse un virage vert et renouvelable. «Nous avons tout ce qu’il faut et, surtout, la technologie pour y arriver. Cependant, il faut des incitatifs pour y arriver. J’aimerais faciliter l’accès à ces incitatifs. De cette manière, nous pourrions être moins dépendants du pétrole et faire quelque chose pour le réchauffement de la planète.»
Gary Caldwell désire également dynamiser les milieux ruraux pour les rendre plus attrayants pour les jeunes. «Il faut éviter l’exode. Favoriser le transport en commun pourrait être l’une de ces mesures.»
Selon lui, son message passe bien. «Lorsque je fais du porte-à-porte, les gens sont sympathiques à ma cause, surtout les jeunes. Ce sont eux qui détermineront les prochains enjeux de notre société. Maintenant, est-ce que ces appuis se transformeront en intentions de vote?», se questionne-t-il. On saura la réponse le 14 octobre prochain.




