Maintenant ou jamais pour protéger notre lac

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Depuis presque 50 ans, ma famille possède trois propriétés sur notre magnifique lac Memphrémagog.

Récemment, nous fêtions le 98e anniversaire de mon père et environ une cinquantaine d’enfants, de petits-enfants, d’arrière-petits-enfants et d’amis sont venus lui rendre hommage durant tout un week-end. Historiquement, puisque la plupart vivent dans la région de Montréal, une fois les hommages faits, c’est la précipitation vers le lac et la baignade pour tous.

Or, cette année, personne ne semblait s’intéresser au lac malgré la canicule. Après avoir questionné à gauche et à droite, j’ai constaté avec stupeur l’inquiétude de tous devant les algues bleues et la dermatite du baigneur. On retient les enfants, on ne prend pas de chance. Et on ne se décide pas à s’y risquer. Je n’en revenais pas!

Voilà où nous en sommes rendus. Et ce ne sera pas long pour que cette attitude se généralise. Adieu belle région touristique. Au revoir grande valeur foncière. Alarmiste, vous dites? Non! Réaliste. Tout simplement. Nier le cri du cœur des scientifiques démontre une inconscience incroyable.

Mesdames et messieurs les politiciens, nous en sommes rendus à un tournant, ou plutôt à un point de non-retour. Vous avez une décision à prendre concernant votre lac – non, notre lac. Une décision toute simple qui exige tout simplement que vos citoyens cessent de couper leur gazon sur une bande riveraine de protection de dix mètres. Ce n’est pas pourtant pas difficile ou très contraignant. Certaines municipalités l’ont fait, dont la mienne : Austin. Leurs élus pourront garder la tête haute dans l’avenir, soit parce qu’ils auront pris une décision qui aura aidé à sauver le lac, soit parce qu’ils n’auront rien à se reprocher malgré la mort du lac.

Vous pouvez maintenant jouer les héros ou vous devrez porter l’odieux de votre laxisme. Dieu du ciel, réveillez-vous!

Jean-Claude Duff

Conseiller municipal Austin

Résidant du lac depuis 45 ans

Lieux géographiques: Région de Montréal

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Derniers commentaires

  • jonathan
    28 août 2012 - 16:28

    Bonjour, j'aimerais amener une petite nuance, 75% du bassin versant du lac Memphrémagog est situé aux États-Unis et il semblerait qu'également 75% de l'apport en phosphore provient du milieu agricole et une autre bonne partie des stations d'épuration désuètes. Avec tout le respect que j'ai pour M. Duff qui sonne l'alarme, je tiens à mentionner qu'il ne sert à rien reboiser notre terrain (bien sur qu'il est recommandé de le faire) si on ne change pas nos habitudes de vie en ce qui a trait à l'urbanisation et à l'agriculture intensive.

  • Colette Charron
    08 août 2012 - 09:55

    Je trouve cela incroyable en effet. J'habite Magog depuis 2007 et c'est justement ce lac qui m'a attiré ici pour ma retraite. Moi-même cette année, j'ai des restrictions à me baigner dans le lac. Il n'y a pas que les berges, la pelouse etc, il y a aussi les bateaux qui campent sur le lac et qui déversent leur eau usée, il y a peut-être même des fosses qui ne sont pas réglementaires, comment est-ce que la conscientisation peut se faire s'il n'y a pas plus de sévérité envers les délinquants.

    • Jean-Françoys Gauvin
      11 septembre 2012 - 19:28

      Madame Charron, Vous avez raison quand vous écrivez "les bateaux qui campent sur le lac et qui déversent leur eau usée". Un des constat alarmant sur notre lac et qu'il y a quasi absence de station de pompage sur le lac. Saviez-vous qu'entre Magog et Newport il y en a une seule station de pompage qui est ouverte au public (l'autre est réservée à ses membres) et que trop souvent elle hors service. Depuis plusieurs années les municipalités et le MCI jouent à l'autruche en niant ce problème : ils se fient à la réglementation en vigueur comme si un simple texte de loi modifie les comportements des usagers. Vous pouvez retrouver le texte de loi en question sur ce lien: http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=3&file=/Q_2/Q2R36.htm. Vous remarquerez que le provincial s'est délesté de l'application du règlement sur les municipalité du lac et ces dernières n'ont pas les moyens de l'appliquer. L'autre problème est l'augmentation fulgurante des bateau de wake board, bateau qui sont conçu pour créer une vague énorme. Cette vague, en plus d'abimer les quais et bateau des riverains, contribue à l'érosion des berges et augmente la turbidité de l'eau. C'est est devenu intenable les fin de semaines. Le seul point positif cet année est la diminution du bruit causé par les idiots de capitaine du dimanche qui ont des échappements directs et qui ne se gênent pas pour s'en servir. C'est avec joie que j'ai constaté que les nombreuses plaintes faites par plusieurs riverains à la régie de police Memphrémagog ont porté fruit.