Les résultats financiers de la Ville, sous l'œil d'un citoyen

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Les revenus progressent assez fortement en 2011 par rapport à 2010 alors que les dépenses (ou charges) évoluent beaucoup plus faiblement, ce qui permet de dégager un excédent qui pourra servir à rénover des infrastructures et à assainir la situation financière de la Ville.

Les revenus, incluant Hydro-Magog, augmentent de 6,6 % pour atteindre 74,0 M $. Si les recettes de Hydro-Magog n’avaient pas régressé de 0,4 M $, les revenus auraient progressé de 7,1 %.

Sans la baisse des revenus de Hydro-Magog, 96,7 % de la hausse des revenus provient des taxes (48,5 %), des transferts (40,7 %) et des autres revenus (7,5 %).

Les taxes augment de 7,4 % et récoltent 34,7 M $. La hausse provient à 95,0 % de la taxe foncière générale (57,8 %), de la taxe spéciale pour le service de la dette (30,6 %) et de la tarification pour le traitement des eaux usées (6,6 %).

Les transferts progressent de 28,0 % et atteignent 9,2 M $. La bibliothèque (86,6 %) et l’usine d’eau potable (66,4 %) en sont les principaux éléments justificatifs, compensés en partie par les baisses au niveau de la voirie (-28,9 %) et du réseau d’égout (-28,1 %).

Les autres revenus cheminent de 158,4 % pour se situer à 0,6 M $. La contribution des promoteurs, nouveau poste budgétaire, est responsable de 116,8 % de la hausse.

Les recettes de Hydro-Magog se situent à 22,6 M $ et elles reculent de 0,4 M $ ou de 1,7 %, ce qui réduit la hausse des revenus de la Ville de 8,1 %. Le surplus d’opérations d’Hydro-Magog passe néanmoins de 5,4 M $ en 2010 à 6,2 M $ en 2011, réduisant d’autant le fardeau fiscal des contribuables.

Charges

Les charges, incluant Hydro-Magog, avancent de 1,8 % à 62,0 M $. Si les dépenses de Hydro-Magog n’avaient pas diminué de 1,2 M $, les charges auraient progressé de 3,7 %. Sans la baisse des dépenses de Hydro-Magog, la hausse des charges s’explique à 89,5 % par l’administration générale (24,9 %), les loisirs et la culture (22,6 %), la sécurité publique (19,1 %), l’aménagement, l’urbanisme et le développement (12,2 %) et le financement (10,7 %).

Les dépenses d’administration générale progressent de 10,9 % à 5,7 M $. 100,0 % de la hausse s’explique par la gestion du personnel (51,9 %), l’évaluation (27,5 %) et le greffe (20,6 %).

Les loisirs et la culture voient leurs dépenses augmenter 5,6 % à 6,0 M $. Les expositions et foires (68,3 %), les patinoires (33,2 %), les parcs et terrains de jeux (31,7 %) et les autres dépenses (-57,3 %) expliquent 75,9 % de la variation.

Les dépenses de sécurité publique évoluent de 5,1 % à 8,9 M $. La hausse s’explique à 97,2 % par les augmentations constatées à la sécurité incendie (66,0 %) et à la police (31,2 %).

Les charges pour l’aménagement, l’urbanisme et le développement sont en hausse de 12,3 % pour atteindre 2,5 M $ et la progression s’explique par le développement industriel et commercial (98,7 %) et le développement touristique (2,0 %).

Les frais de financement augmentent pour leur part de 10,1 % et se situent à 2,6 M $.

L’excédent dégagé augmente de 40,4 % pour atteindre 12,0 M $.

La dette totale atteint 65,0 M $, en hausse de 12,4 M $. La partie à la charge de l’ensemble de la Ville progresse de 22,2 % ou de 7,9 M $ et atteint 43,5 M $. Celle à la charge d’une partie des contribuables évolue de 7,3 % à 17,8 M $.

Conclusion

Les hausses de revenus proviennent surtout des taxes et des transferts. Ces derniers diminueront avec la complétion de la bibliothèque de l’usine d’eau potable.

L’administration (gestion du personnel, évaluation et greffe surtout) et les loisirs et la culture (expositions, foires et patinoires) expliquent une plus grande part de l’augmentation des dépenses que la sécurité publique (police et incendie), la voirie et l’hygiène du milieu (eau, égout, matières résiduelles). La rationalisation des services doit donc se poursuivre.

L’excédent dégagé devrait permettre de réduire les taxes, d’augmenter les investissements en infrastructures, notamment routières, ou de réduire la dette à la charge de l’ensemble de la Ville.

 

Gérald Audet

M.A. Économie

Magog

Lieux géographiques: Magog

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