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Conservons nos deux drapeaux qui flottent en harmonie

Publié le 30 Avril 2012
Publié le 30 Avril 2012
Sujets :
Forces canadiennes , Daruvar , Croatie , Magog

Nous vivons dans un beau et grand pays qui suscite l’envie à travers le monde pour plusieurs raisons, dont sa grande tolérance. Les Canadiens peuvent donc émettre une opinion sans autre crainte que de s’exposer au ridicule de leurs compatriotes, et, grâce à l’internet, au jugement critique de la planète toute entière. (Étrange façon de commémorer une ignonomie, Tribune Libre, Reflet du Lac, 18 avril 2012)

Je vous ai lu et relu, délibérément, dans le but de trouver au moins un élément valable qui pourrait expliquer cet effort manifeste de votre part qui ambitionne de ternir l’idéal que représente le drapeau de notre pays. Car, non seulement ai-je été témoin de sa création, mais j’ai aussi eu le privilège de servir sous ses couleurs, autant chez nous qu’à l’étranger.

Il a fait du chemin ce drapeau, depuis sa création. Il a aussi connu ses malheurs. Il flottait en berne, à Daruvar, Croatie, lors de la cérémonie commémorative qui marquait le décès d’un jeune sergent des Forces canadiennes, tué par une mine antichar. Si vous assistiez à cette triste cérémonie, je ne vous ai pas reconnu. Aux funérailles d’un confrère décédé suite aux terribles tremblements de terre qu’a connus Haïti, c’était aussi le linceul qui drapait son cercueil. Vous n’avez peut-être pas assisté à ses funérailles non plus.

De par sa présence en terre étrangère et aussi par sa réputation mondialement reconnue, il a largement payé son dû pour occuper fièrement la place qui lui revient. Et de la rue Principale, j’en fais une promenade réconfortante du fait, qu’à l’occasion, les deux drapeaux qui me sont chers, bien hauts, flottent en harmonie.

Si votre susceptibilité est froissée par la présence d’un quelconque drapeau, vous pourriez plutôt réagir devant celui d’un pays étranger qui flotte devant l’Hôtel de ville de Magog, singeant certains commerces à patates frites qui, sans discernement, l’utilisent comme appât, pour amadouer les touristes.

Il est fort douteux qu’aux États-Unis, où le protocole qui régit le déploiement des drapeaux est fort bien connu, l’on tolèrerait la présence d’un étendard étranger devant un édifice gouvernemental. Alors, pourquoi chez-nous?

Jules Lalancette

Magog

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