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Le Festival des policiers et des pompiers faisait salle comble à l’aréna

L’affiche de la dernière édition du Festival des policiers et des pompiers, en 1971 (Progrès de Magog, 25 août 1971, p. 20) (photo : Société d'histoire de Magog)

L’affiche de la dernière édition du Festival des policiers et des pompiers, en 1971 (Progrès de Magog, 25 août 1971, p. 20) (photo : Société d'histoire de Magog)

Publié le 6 Avril 2012
Publié le 6 Avril 2012
Sujets :
Cité de Magog , Montréal , Québec

Pour la postérité, l’année 1967 restera celle de l’Exposition universelle de Montréal, un événement symbolique de la mutation accélérée que connaît le Québec.

Dans une moindre mesure, Magog vit aussi à l’heure du changement. Après plusieurs années de débats, les élus mènent à terme en 1966 la construction de l’aréna et de l’hôtel de Ville. Les sommes associées à ces projets attisent les passions au sein d’une population réticente à financer des initiatives ambitieuses. À court terme, la bouchée semble grosse.

Les intervenants impliqués dans les loisirs ne tardent toutefois pas à apprécier le potentiel offert par l’aréna, un bâtiment capable d’accueillir environ 1 500 spectateurs. Rapidement, le hockey et la crosse se taillent une place de choix dans le cœur des sportifs, privés d’une patinoire couverte depuis la fermeture, quelques années auparavant, de l’aréna « de tôle » de la rue Sherbrooke.

En 1967, on présente aussi à l’aréna un cirque, de la lutte, de la boxe, du bingo et même des tours de force du Grand Antonio. Le public, qui assiste nombreux à ces événements, en redemande.

Cet enthousiasme contagieux donne naissance à une nouvelle idée : la présentation d’un spectacle d’envergure, avec des artistes de renom, qui attirerait toute la communauté. De là voit le jour le premier Festival des policiers et des pompiers de Magog, dont la première édition se déroule à l’été 1967.

Sous la présidence du sergent Yvon Bergeron, l’événement met à contribution l’ensemble du corps policier. Un local, coin Sherbrooke et Principale, sert à l’organisation, alors qu’une édition du journal « Votre policier », dont on fait un fort tirage, contribue à promouvoir la soirée.

Il y a déjà eu des événements rassembleurs à Magog. Mais le vent de renouveau qui souffle sur 1967 semble porter le Festival. Le 26 août, c’est devant une foule nombreuse que s’exécutent le trompettiste Benny Barbara, la chanteuse Chantal Pary et Monsieur radio/TV 1967, Jen Roger. Les Magogois ne déboursent qu’un dollar pour assister au spectacle que Le Progrès qualifie de « plus formidable jamais offert dans la Cité de Magog ».

Le succès de cette première enhardit les organisateurs qui récidivent chaque été jusqu’en 1971. Soucieux de satisfaire un public dont les attentes s’accentuent, ils réussissent à attirer une pléiade d’artistes du temps dont Renée Martel, Claude Steben, Margot Lefebvre, Paolo Noël, Jacques Salvail, Georges Guétary, Karo, Willie Lamothe, Bobby Hachey et les Jérolas.

Le spectacle a également une dimension locale avec les prix de présence ainsi que les démonstrations des Intrépides de René Teasdale. Les policiers mettent aussi la main à la pâte de multiples façons, tant au niveau de la promotion que de la confection des décors. Un des leurs, Fernand Boisvert, y va même d’un numéro humoristique en plus de diriger une chorale, formée de ses confrères, qui donne un échantillon de son talent. L’initiative contribue à l’atteinte d’un objectif cher aux organisateurs : rapprocher les policiers de la communauté magogoise.

L’aréna est bondé à chaque occasion, faisant de cette soirée un moment fort de la saison estivale à Magog. C’est vrai à un point tel que le stationnement ne suffit pas à satisfaire la demande, forçant les retardataires à garer leur voiture dans les rues avoisinantes.

La dernière édition du Festival sera celle de 1971. Ses présentations, comme celles des Musicorama qui misent sur d’autres vedettes de la chanson – Michèle Richard, Dick Rivers, Patrick Zabé, les Bel-Air, Marc Hamilton, etc. – , resteront néanmoins incrustées dans la mémoire de ceux qui ont connu cette époque pionnière de l’aréna de Magog. Grâce à celle-ci, le Michigan, longtemps un quartier négligé de la ville, s’affirmera dorénavant comme un des pôles de notre vie sociale et sportive.

Serge Gaudreau

Société d’histoire de Magog

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    C.Goyette
    - 8 Avril 2012 à 21:48:18

    Merci Serge Gaudreau,d'avoir parler de ce festival car mon père fesait parti de ces policiers-pompiers et ils étaient tres fier de cette fête.Je me rappelle tres bien ,d'avoir vu quelque spectacle.

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