«Tout est ruiné. Une vision d'apocalypse», peut-on lire dans un courriel que M. Meyniel a envoyé à son ami René Doucet.
Lors de la catastrophe, Michel Meyniel se trouvait à Petit Goave, à environ une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de la capitale Port-au-Prince, tout près de l'épicentre du séisme. Sa conjointe de fait Jocelene Rosier de Grand Goave et lui-même ont plus que ressenti les secousses.
M. Meyniel était à Haïti pour faire du travail humanitaire. Il venait tout juste de terminer la construction d'une école il y a quelques semaines et voilà que le séisme a tout détruit l'œuvre qu'il a érigée avec ses amis. Parlant de ceux-ci, tous n'ont pas eu la même chance que lui. À l'intérieur d'un courriel, le travailleur humanitaire fait une liste de ceux qui sont décédés.
Michel Meyniel demeure toujours coincé en Haïti. «Je vais rentrer, raconte-t-il. Mais quand et comment, je ne le sais pas. Pour le moment, nous n'avons pas de téléphone. Et pas d'avion. Nous avons seulement accès à internet de temps en temps.»
Séisme à Haïti: «Une vision d'apocalypse»
Un citoyen de North Hatley, Michel Meyniel, se trouvait à Haïti lorsque la terre a grondé dans ce pays, le 12 janvier dernier. Sain et sauf, cet ex-président du Musée international d'art naïf de Magog qualifie de «vision d'apocalypse» ce qui s'offre à lui.
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