Le premier dossier concerne un brise-vagues en granit aménagé dans le lac Memphrémagog, au Canton de Stanstead. Selon les observations du MCI, c'est le ministère des Ressources naturelles (MRN) du Canada qui a autorisé cette structure de 30 mètres de long par 6 mètres de large. Les pièces de granit sortent de l'eau sur une hauteur de 2 mètres, tandis qu'elles reposent au sol sur une profondeur de 4 mètres.
La présidente du MCI, Gisèle Lacasse Benoit, est outrée de voir une telle structure encore permise en 2009. «Comment le MRN peut-il approuver de tels travaux connaissant le tort causé par l'ajout d'une structure dans le littoral d'un lac? Celle-ci réchauffe l'eau, perturbe le régime hydraulique normal et constitue une destruction de l'habitat du poisson, en plus de nuire à la navigation et au paysage», résume Mme Benoit.
Elle pense qu'il s'agit d'une première au lac Memphrémagog et craint que ce précédent encourage d'autres riverains à se doter d'une structure similaire. «À quoi cela peut bien servir? Nous ne sommes pas en mer!», s'insurge Mme Benoit.
Le second dossier touche un cas classique de coupe illégale à l'intérieur de la ligne des hautes eaux, dans le secteur du Canton de Stanstead. Le ministère de l'Environnement du Québec a émis un avis d'infraction dans ce dossier et les propriétaires fautifs devraient écoper d'une amende.
Le troisième cas concerne un apport majeur de sédiments dans le lac Memphrémagog via le ruisseau Glen lors d'une journée de pluie, le 9 mai dernier. Selon Mme Benoit, la source de ces sédiments est le creusage inadéquat des fossés routiers sur le chemin Sugar Loaf. «Toutes les municipalités doivent faire appliquer une meilleure méthode, celle du tiers inférieur créé par le RAPPEL, afin de réduire les sédiments chargés en phosphore et qui se retrouvent inévitablement dans le lac. Il faut aussi donner une formation à tous les excavateurs et appliquer les pénalités qui s'imposent», insiste-t-elle.
«Ceci n'est qu'une infime partie des problèmes connus qui affectent gravement la qualité de l'eau du lac Memphrémagog. Si nous voulons améliorer la qualité de l'eau de ce réservoir d’eau potable, il faudra que tous les résidants du bassin-versant du lac changent leur façon d'agir», recommande Gisèle Benoit Lacasse.
Le MCI déplore de nouvelles agressions contre le lac Memphrémagog
Le groupe Memphrémagog Conservation Inc. (MCI) présente la cuvée 2009 des agressions contre le lac Memphrémagog, incluant, selon ses termes, l'illogisme d'un ministère, la négligence d'une municipalité et l'infraction d'un individu.
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Commentaires
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- alain milette
- - 15 Février 2010 à 09:37:56
Totalement aberrant,c`est la preuve que le quotient intellectuel n`est pas proportionnel au portefeuille,encore quelques riches riverains qui se croient tout permis,aucune conscience sociale. On devrait créer un régistre des délinquants et rendre public le nom des fautifs,j`aimerais bien le connaître le comique avec son brise vague en granit,quel gâchis. Et je présume que l`autre avec une coupe à blanc directement sur la rive du lac recevra une amende ridicule qu`il paiera avec son petit change car je doute que le montant soit assez élevé pour empêcher d`autres idiots de la sorte d`en faire autant. Si le chapeau vous fait,mettez-le et réparez vos torts,sinon vous pourrez toujours m`envoyer promener à Cuba avec les socialistes. Mme Lacasse, vous et votre groupe êtes la police d`assurance du lac, ne lâchez surtout pas.
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- Claude Tremblay
- - 15 Février 2010 à 09:37:28
Le MRN du Canada, ca n'existe pas. Le MRNF qui est le ministère des Ressources naturelles et de la Faune est un ministère provincial...du Québec. C'est donc le provincial qui a autorisé les travaux. Soyez vigilant, ca prend pas grand chose pour perdre de la crédibilité. Claude




