Scott McKay, député sortant de Repentigny et porte-parole du Parti québécois en matière d'environnement, critique grandement le gouvernement libéral et son député dans Brome-Missisquoi, Pierre Paradis.
«Le ministre de l'Environnement a le pouvoir d'ordonner une audience publique. Mais M. Paradis a tenté de semer la confusion en affirmant que c'est au fédéral de régler le dossier. Pourquoi refuse-t-il de faire des pressions auprès du ministère?», se questionne M. McKay.
Richard Leclerc abonde dans le même sens.
«Pierre Paradis a-t-il vraiment du poids dans ce gouvernement? Ça ne bouge pas du tout. Et pourtant, imaginez le désastre si au sommet des monts Sutton, un bris de pipeline survenait, avec un écoulement de pétrole important», lance-t-il, rappelant que Brome-Missisquoi a une importante vocation agrotouristique.
La députée sortante d'Iberville, Marie Bouillé, a rappelé qu'elle a sensibilisé à plusieurs reprises la population et divers intervenants sur la pertinence de s'opposer au projet de station de pompage à Dunham.
«Rappelons-nous de l'importante fuite à la station de pompage de St-Césaire en 1999, qui a causé le déversement de 45 000 litres de pétrole brut. Pipe-lines Montréal a pris du temps avant de réagir. Et, encore aujourd'hui, il y a des traces dans notre environnement», déclare-t-elle.
Michel Breton, candidat dans Orford, fait valoir que le projet est une source potentielle d'inconvénients majeurs pour l'ensemble de la région.
«À Potton, entre autres, les citoyens sont mécontents face aux dangers potentiels que représente la station de pompage de Highwater. Soyez certains que comme député, je serai leur porte-parole», atteste-t-il.

