Il invite toutefois les électeurs progressistes à voter PQ et à se rendre aux urnes à grand nombre (au moins 80 %) pour renverser les libéraux de Jean Charest, mais aussi Pierre Reid qui sollicite un quatrième mandat dans Orford.
Michel Breton a talonné Pierre Reid aux scrutins de 2007 et 2008. Il espère réduire encore plus le mince écart d'environ 2000 votes que le séparait du candidat libéral. «On devrait y arriver, car la grogne contre le gouvernement Charest est palpable sur le terrain. J'ai rencontré de nombreux partisans libéraux qui ne voteront même pas pour leur parti», affirme-t-il.
De plus, M. Breton compare la situation des libéraux de Jean Charest, aux prises avec les travaux de la Commission Charbonneau, aux libéraux de Jean Chrétien avec la Commission Gomery. «De plus, Jean Charest et Pierre Reid, c'est du pareil au même», image-t-il.
Il pense sérieusement à prendre le comté en raison de sa notoriété acquise au fil des ans dans la MRC de Memphrémagog. Il demeure membre de plusieurs conseils d'administration d'organismes communautaires, comme à la Table de concertation des aînés, et de comités de travail, comme ceux de la persévérance scolaire et d'économie sociale.
Contrairement à la croyance populaire, il pense que la perte du secteur St-Élie-Deauville-Rock Forest-Deauville, traditionnellement péquiste, ne l'affectera pas. «Au contraire, nos partisans sont plus nombreux qu'on pense dans le nouveau secteur ouest du lac Memphrémagog, anciennement dans Brome-Missisquoi. De plus, l'arrivée de plusieurs nouvelles familles et la diminution de la population anglophone nous donnent également un coup de main», ajoute M. Breton.
Les candidats estriens péquistes ont lancé leur campagne le 3 août, mais M. Breton préfère se garder des munitions pour plus tard en ne dévoilant pas immédiatement ses engagements. Ses enjeux aborderont notamment l'environnement, l'économie et le transport collectif.


La fin de la tradition libérale dans Orford et au Québec, certainement ! Libérons-nous !