Habituellement, à ce temps-ci de l'année, on invite les médias pour leur faire découvrir les activités et les bienfaits de ce camp de jour. Cette fois, les organisateurs avaient un message bien différent à lancer à leurs invités. «Nous sommes habitués de quêter pour aller chercher les sommes restantes pour boucler notre budget, mais cette année, on n'y arrive tout simplement pas, se désole la directrice générale de l'organisme Han-Droits, Gaétane Lacroix. Sans une aide financière additionnelle, nous risquons de devoir refuser des participants l'an prochain. Ce serait déchirant d'avoir à faire ce choix, surtout quand on sait tout le bien que procure ce camp, autant pour le jeune que pour le parent.»
Le budget requis pour ces activités s'élève à plus de 58 000 $, comparativement à 54 000 $ l'an dernier et à 42 000 $ en 2007. Cette hausse s'explique en raison d'un plus grand nombre d'inscriptions et des besoins d'accompagnement plus importants et personnalisés. «Certains jeunes font partie d'une clientèle lourde. Ceux-ci doivent avoir leur propre accompagnateur. Cette année, on a embauché une accompagnatrice supplémentaire, ce qui porte l'équipe à 14 pour un total de 34 jeunes», explique Mme Lacroix.
Les difficultés viennent également du fait que les subventions n'augmentent pas. Dans certains cas, elles diminuent. Cette année, Han-Droits n'a reçu que deux subventions salariales sur trois dans le cadre du programme Emplois d'été Canada.
Tout n'est pas noir cependant. De nombreux partenaires se joignent à l'aventure du camp d'été. C'est notamment le cas de la Ville de Magog, qui offre 15 000 $ sur trois ans à l'activité. «On espère que cette somme aura un effet d'entraînement», souhaite le conseiller municipal Serge Gosselin.
Johanne Lessard est la maman de David Falardeau. Le jeune homme de 21 ans fréquentera dans quelques semaines le camp de jour pour un troisième été. Mme Lessard n'a que de bons mots pour cette activité. «Quand il revient à la maison, je le vois heureux. Le soir, il est épuisé et il s'endort rapidement. Il a besoin d'être avec les gens. Sans le camp, nous serions toujours isolés, lui et moi.»
La mère admet être moins anxieuse lorsqu'elle envoie son fils à ce camp, car elle sait qu'il sera bien entouré.
Le comité qui porte ce projet à bout de bras travaille donc pour des familles comme celle de Mme Lessard et du jeune David. Les gens qui désirent aider cette cause peuvent le faire en contactant Han-Droits au 819 868-0299. Des reçus de charité seront remis aux donateurs.




