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Les créateurs d'images appelés à se surpasser

Les créateurs d'images appelés à se surpasser

Les créateurs d'images appelés à se surpasser

Vincent Cliche
Publié le 9 Janvier 2009
Publié le 14 Février 2010
Vincent Cliche

Grâce à de la technologie de plus en plus accessible, pratiquement tout le monde peut s'improviser photographe. Or, ceux qui gagnent leur pain en créant ces images doivent de plus en plus se surpasser. Les plus beaux exemples peuvent être observés à la Galerie des artistes du Canton, alors que ce lieu de diffusion présente «La photographie en Estrie».

Sujets :
Estrie , Magog

La propriétaire de la galerie, Lorraine O'Cain, se dit bien fière d'avoir rassemblé 17 photographes autour d'une même table, le temps d'une exposition collective, pour une quatrième année consécutive. Lorsqu'on se promène de la salle Mobilis à la salle Jacques-Boisvert, on retrouve de magnifiques photographies, réalisées en utilisant différents procédés comme le gros plan, le montage et l'infographie. Les sujets sont tout aussi différents: oiseaux, paysages, personnages, photographie engagée.

Jacques Courtemanche participe à «La photographie en Estrie» depuis les débuts de l'événement. «La première chose que j'aperçois quand je regarde les œuvres de mes collègues, c'est la grande diversité. On ne s'attend jamais à voir de si belles choses. Je suis toujours surpris de voir toute cette originalité.»

Comment les photographes trouvent-ils de nouveaux sujets, des nouveaux angles? «À force d'en faire, ça vient tout seul, dit tout simplement M. Courtemanche. Être photographe, c'est vraiment un état d'âme, une façon de voir les choses. Ça change chaque jour. Je dirais que 75 % de ma banque personnelle d'images (elle se chiffre à quelque 12 000 photos) sont des clichés que j'ai pris à l'extérieur de chez moi.»

Pierre Ducharme est aussi l'un des photographes de l'exposition. Ses photographies sont de gros plans d'instruments de musique. «Je suis allé chez Billy Banjo Musique, à Magog, pour faire ce "shooting" improvisé. Je voyais l'instrument comme une sculpture. J'ai utilisé la technique du gros plan pour obtenir un angle de vue différent de ce qu'on voit habituellement. Des images sur de la musique, on voit ça souvent. Mais l'inverse est un peu plus rare», décrit-il. «La photographie en Estrie» est présentée jusqu'au 1er février prochain à la Galerie des artistes du Canton. On y retrouve également des œuvres de Madeleine Audette, Patrick Baillie, Robert Becker, Louise J. Bouchard, Madone D'Amours, Colette Genest, Jacques Laurent, André Lepage, Pierre Nadeau, Aurélia Parrenin, Gaston Quirion, André Roy, Arlette Vittecoq et Michel Royer.

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