Le Mékong et la bouette

Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

Treizième chronique en direct de l'Asie

Sur la route, au Laos

Au cours des derniers jours, nous avons suivi le cours du Mékong. Au Laos, nous sommes allés à la rencontre de ce fleuve mythique. Nous l'avons salué à Luang Prabang, Vientiane, Thakhek et Savannakhet. C'est brun longtemps! C'est la mousson...

Si le fleuve est brun, les régions qu'il irrigue sont verdoyantes. Ça pousse, ça fleurit, ça papillonne et ça moustique. Le niveau de l'eau monte parfois dangereusement et quand la pluie se met de la partie, tout devient bouetteux. Nous aussi. D'ici la fin de cette chronique, je serai couverte de boue!

À Luang Prabang, nous faisons une première escapade sur le fleuve. Notre vieux bateau de bois est étroit, mais s'étire sur plusieurs mètres. En remontant le Mékong, le batelier nous fait découvrir sa région. Nous pénétrons dans la grotte Pak Ou, aux milliers de bouddhas. Une véritable caverne d'Ali Bouddha! Des petits, des gros; des dorés, des décapités... Les bouddhas ne paient pas de mine, mais ainsi rassemblés et vénérés, ils imposent le respect. En s'enfonçant dans la grotte, on les découvre par petits groupes, à la lumière d'une lampe de poche.

Le Mékong, c'est une route, mais aussi un garde-manger. Nous croisons des pêcheurs au bord du fleuve et dans de petites embarcations à moteur. De jeunes enfants s'amusent dans l'eau, loin du regard de leurs parents. Nous faisons escale dans deux villages endormis. Ce jour-là, sous le soleil, nous sommes les seuls touristes. C'est la mousson...

Mais le Laos, ce n'est pas que le Mékong. Dans ce petit pays peu peuplé, les forêts vierges ont encore droit de cité. Plus pour longtemps. Un à un, les arbres tombent. Avant d'être transportés par camion vers la Chine, les billots sont portés par des éléphants. Au Camp des éléphants, les pachydermes voués à un triste destin sont recyclés dans l'industrie touristique, dans des conditions décentes.

Badaboum et Madame Boum sont friands de bananes. Oreilles battantes, ils attrapent avec leur trompe celles que nous leur tendons. Une façon de les remercier de nous porter sur leur dos à travers le village, jusqu'au fleuve. Nos éléphants marchent paresseusement, dans un paysage désolé où arbres et arbustes sont arrachés ou piétinés. Nos gamins trépignent de joie.

Après une courte balade en bateau, nous arrivons près de spectaculaires cascades. La lumière se fraie un passage à travers les arbres touffus, faisant miroiter l'eau qui coule avec force sur d'immenses pierres lisses. Au cœur de ces larges cascades, les troncs soutenant le couvert végétal résistent au courant. Un courant si puissant que nous avons peine à nous y baigner. Mais l'eau n'est pas brune.

Dangereux autobus, prises deux et trois

Trois en quatre. Tous les bus que nous avons pris au Laos, sauf un, nous ont donné la frousse. Il y a d'abord eu ce voyage de 33 heures, entre le Vietnam et le Laos (lire la dernière chronique). Contre toute attente, nous sommes arrivés vivants à Luang Prabang, pendant que notre bus rendait l'âme au milieu de nulle part.

De Luang Prabang à Vientiane, nous sommes montés à bord d'un autre autobus de nuit. Le véhicule est récent, la peinture est rutilante, les couchettes ne sentent pas le moisi. Nous avons les pires places, tout à l'arrière du bus, au-dessus du bruyant moteur. Les matelas, plus étroits que des simples, hébergent deux personnes. Imaginez quand votre voisin est un étranger! Nos enfants sont coincés entre le mur et nous. L'un d'eux (dont nous préservons l'anonymat) pisse au lit. Merde! Ça brasse tellement que nous peinons à dormir, cherchant à maintenir notre équilibre pour ne pas chuter.

Puis, plus rien. Le bus s'arrête au bord de la route. Longtemps. Il repart, puis une heure plus tard, s'arrête encore. Le moteur surchauffe. Le chauffeur tente de le refroidir avec de l'eau. Le manège se poursuit ainsi toute la nuit. Roule, arrête, refroidit, roule, arrête... Un moteur qui surchauffe, ça peut causer un incendie. Et qui dort juste au-dessus du moteur? Nous sommes arrivés à destination avec quelques heures de retard. Le moteur surchauffait peut-être, mais nous avons gelé toute la nuit, avec l'air climatisé dans le tapis!

Jamais deux sans trois. J'haïs ce proverbe! Il me le rend bien. Après un trajet sans encombre entre Vientiane et Thakhek, nous avons pris le bus qui allait être le plus dangereux. Peu de touristes cherchent à relier Thakhek à Savannakhet. Nous sommes les seuls étrangers dans ce bus déglingué, qui aurait dû avoir la ferraille pour destination. Des sièges défoncés, un porte-bagage qui tient par la peur, un plafond trop bas avec des ventilateurs prêts à vous scalper...

À une trentaine de kilomètres de notre destination: bang! Nous fonçons dans quelque chose... ou quelqu'un. L'autobus est déstabilisé. Le chauffeur applique les freins d'urgence. Les pneus crissent. Nous dévions de la route. Nous nous retrouvons dans le ravin. Le véhicule penche dangereusement d'un côté. Puis, plus rien. Je libère Manu de mon étreinte. Louka, allongé sur les sièges derrière moi, se réveille brutalement. Nous sommes arrêtés au bord de la route, dans un angle effrayant. Évacuons!

Aucun passager n'est blessé. À part nous, personne ne semble secoué. Sur la route derrière, rien, personne. Sous le bus non plus. Il y a de la tôle froissée, mais vu l'état du véhicule, c'était peut-être déjà comme ça. Nous ne saurons jamais ce que nous avons frappé. Ou qui.

Un autre autobus s'arrête derrière nous. Voyant nos enfants hébétés assis dans le gazon, le chauffeur nous embarque. Nous serons les seuls passagers à monter à bord. Le bus accidenté ne sortira pas de sitôt de sa fâcheuse position.

C'est plate!

Pour apprécier le Laos, il faut s'aventurer dans ses campagnes. Le pays, majoritairement rural, y cache ses trésors. En ville, il y a peu à faire. Nous écourtons notre présent séjour à Savannakhet, dernier arrêt avant de retourner au Vietnam. La petite ville est morne, ses rues peu attrayantes, son offre très limitée pour le voyageur. C'est plate! Nous avons hâte de retrouver une certaine effervescence.

Vientiane, la capitale, n'a rien d'excitant. Nous sommes arrivés un dimanche. Partout, des portes closes nous accueillent froidement. Comme le Québec il y a 30 ans. Sauf qu'il n'y a personne dans les rues. Les 237 000 habitants sont peut-être tous au temple... Ottawa, réputée ville de fonctionnaires, est un Club Med en comparaison!

Au centre du principal boulevard de Vientiane trône Patuxai, une arche qui aurait été construite avec le ciment offert par les États-Unis pour la construction d'un aéroport. Du haut, nous avons une vue splendide sur... rien! Pas de bâtiments à l'architecture remarquable, pas d'action dans les rues. Même pas le brun Mékong, qui se cache au loin. À nos pieds, un plateau de tournage avec des danseuses qui gesticulent sur une musique qui ne passera pas à l'histoire. Dès l'obtention de nos visas pour le Vietnam, nous quittons la capitale. Direction la campagne laotienne.

Escapade à moto

À Thakhek, notre base pour visiter le Laos profond, nous louons deux motos. Si nous avions été Laotiens, nous nous serions empilés à quatre sur deux roues. Mais à 6$ la moto pour la journée, nous avons du budget! Quoi, vous faites de la moto avec vos deux jeunes garçons? Ben oui. Tout le monde se déplace ainsi, ici. C'est moins dangereux que les bus! Et nos enfants sont coiffés de (vieux) casques (trop grands pour eux). Nous aussi.

Avec quelque 30 000 habitants pas pressés, Thakhek est l'endroit idéal pour circuler à moto. Les gamins sont assis à l'avant. Ravi, Manu se fait sécher les dents. Dégourdi, Louka touche à tous les boutons et joue du klaxon. C'est parti! Tout le monde roule en pépère pour sauver de l'essence. Pas nous. Nous avons du budget! Sans chercher à établir des records de vitesse, nous dépassons les autres motocyclistes à vive allure.

Nous quittons bientôt la route pavée pour la terre battue. Une rivière se met sur notre chemin. Sur l'autre rive, nous apercevons notre destination: une grotte qui abritait une formation rocheuse en forme de démon. Les villageois l'ont dynamitée pour apercevoir, un peu plus loin, une tête d'éléphant. Bon présage! Tout le monde est heureux; la grotte croule sous les bouddhas et les offrandes. Quant à la formation rocheuse en tête d'éléphant, disons qu'il faut une petite dose d'imagination pour la reconnaître!

Sachant cela, ce n'est pas une petite rivière qui nous arrêtera. Nous garons les motos, nous déchaussons, retroussons nos pantalons, prenons nos enfants sur nos épaules et traversons à pied le cours d'eau. Sur l'autre rive, les vaches nous saluent. Tout est bouetteux. Manu et Louka trouvent tous deux le moyen de planter dans la boue. Ils sont plus crottés que les bovins en mettant les pieds dans la grotte.

Chevauchant à nouveau nos motos, nous mettons ensuite le cap sur une deuxième grotte. Nous roulons à travers de vertigineuses collines, typiques du paysage laotien. Le vent souffle à l'entrée de la caverne où se seraient minouchés deux amoureux, qui lui ont donné son nom. Nous profitons de cet air climatisé naturel pour nous rafraîchir et nous minoucher, avant de reprendre la route. Louka trouve le moyen de s'endormir sur la moto. Une autre grotte, beaucoup plus spectaculaire, nous attendait le lendemain.

En bateau sous la montagne

 

La grotte de Konglor est située à 200 kilomètres de Thakhek. Ça, c'est par la route, car elle est en réalité beaucoup plus près. Il faut faire un large détour pour y accéder. Heureusement, un paysage spectaculaire gratifie le voyageur. Au bord de la route, des maisons modestes, généralement en bois sur pilotis. Derrière, des champs: souvent du riz, mais aussi du tabac. Tout au fond, de chaque côté, des collines escarpées.

À l'arrière de notre camionnette, nos kayaks gonflables rouges nous donnent l'air d'aventuriers. Les paysans nous regardent passer. Même ceux qui pêchent au filet de minuscules poissons, dans tous les trous d'eau accessibles. Des vaches, des buffles, des chèvres, des cochons, des chiens, des canards et des poules suicidaires bloquent parfois la route.

Nous roulons sous la pluie. Les collines sont auréolées de nuages. Leurs sommets émergent de la brume. Au sommet de l'une d'elles, nous nous arrêtons. La vue sur les pics tout autour est surprenante. Des centaines de petites pointes rocheuses, comme des dents de scie, déchiquètent le panorama. Le lendemain, sous un soleil de plomb, le paysage ne sera plus aussi dramatique sans ses nuages.

Au bout de la route, la falaise qui se dresse face à nous est percée d'un petit trou, d'où jaillit de l'eau. La grotte! Nous montons à bord d'une embarcation à moteur. Pendant 7,5 kilomètres, nous voguons sous une montagne, à la lumière des torches. Nous débarquons un moment au cœur de la grotte de Konglor pour y admirer stalactites et stalagmites. Quand nous émergeons finalement de la noirceur, un splendide panorama nous attend. Les collines se sont resserrées contre nous, créant une haie d'honneur de chaque côté de la rivière.

Une marche de deux kilomètres nous attend maintenant jusqu'au village où nous passerons la nuit. La pire randonnée de notre vie!

Maudite bouette!

Aucune route ne dessert le village où nous nous rendons. Il n'est accessible que par la voie des eaux... ou de la boue. Comble du malheur, il a plu toute la matinée. Le chemin est inondé. Au début, j'évite les trous d'eau, cherche à ne pas salir mes sandales. Mes pieds glissent sur la boue, qui envahit maintenant tout le sentier. Elle vient se loger sous la plante de mes pieds, entre mes orteils. Je me rince dans l'eau brunâtre, cherchant vainement à préserver ma salubrité.

L'effet de succion entre en jeu. Mes pieds s'enfoncent dans la boue jusqu'aux chevilles. Mes sandales collent au fond. Je suis comme un personnage de dessins animés qui pile sur une gomme et n'arrive plus à marcher. J'enlève mes sandales. Ça va mieux. J'évite seulement les bouses de vaches, qui se mêlent vaguement à la bouette.

À mi-chemin, il n'y a plus de chemin. Que de l'eau. Une immense étendue d'eau stagnante et opaque. Par endroits, nous en avons jusqu'aux cuisses. Nous prenons les enfants sur nos épaules. Même déchaussée, mes pieds collent au fond, quand ils ne glissent pas. Je peine à maintenir mon équilibre. Je crie en apercevant un serpent à deux pas de moi. Notre guide affirme qu'il s'agit d'un poisson. Un poisson sur un sentier?

Nous arrivons au village couverts de boue. Pas grave: le village aussi est couvert de boue. À certains endroits, des planches de bois instables permettent d'éviter le pire. Le lendemain, vêtue de vêtements propres, je trouverai le moyen de perdre pied et de m'étaler de tout mon long dans une maudite flaque de boue. Les villageois se paient gentiment ma gueule.

Pourquoi avoir emprunté ce sentier? Parce que nous l'avions demandé à l'agence qui a créé cette expédition sur mesure pour notre famille! L'embarcadère des bateaux est tout près du village. Avoir su...

Dodo chez l'habitant

Dans le village, toutes les maisons sont construites sur pilotis. On comprend pourquoi. Ce sont des maisons à aire ouverte, au sens propre du terme. Plusieurs pièces ne sont pas dotées de murs extérieurs, seulement de rambardes. Pour aller aux bécosses, il faut descendre l'échelle, traverser la bouette, éviter les poules et les canards, et apporter sa lampe de poche. Toute une expédition! Nos matelas moisis sont aménagés dans un coin de la pièce principale, qui fait office de salon et de salle à dîner. Il n'y a aucun meuble. Juste une télé reliée à une immense antenne satellite.

En rotation, les familles du village accueillent les visiteurs. À notre arrivée, nos hôtes s'agenouillent devant nous. Ils nous saluent en joignant les mains. Chaque fois qu'ils nous croisent, ils se voûtent pour être plus bas que nous. La famille, avec ses cinq enfants, vit de l'agriculture, comme presque tout le monde au village. Frédéric achète au dépanneur du coin de quoi à boire. C'est la joie!

Rapidement, toutes les femmes et nos deux guides se retrouvent à la cuisine. Un feu fait office de poêle. Attirés comme des mouettes, les voisins s'invitent. Le soleil se couche. Dans le monastère tout près, les moines chantent. Dans la maison, personne ne parle. Ou très peu. On se sourit. Les enfants jouent avec les petites autos que nous avons emmenées. Il n'y a pas de jouets ici. En bas, il y a de l'action. Dans la bouette, d'autres gamins s'activent. Ils se cachent à l'arrivée des plus vieux.

Il fait maintenant noir. On nous sert un festin composé de poulet, de verdure, de soupe, de pâtes et de riz collant à profusion. Il faut faire une petite boule de riz d'une seule main, sur laquelle on colle de la bouffe. Tout le monde nous regarde manger. Même si nous insistons, personne ne se joint à nous. Ils salivent, attendant leur tour. Dès que nous nous levons de table (du plancher), c'est la cohue. En moins de deux, il ne reste plus rien!

Nos hôtes sortent le lao lao, un alcool de riz. On plante une mince tige de bambou creuse dans un petit tonneau de bois, puis on aspire. Pas mauvais! Les voisins collent un peu, puis font leurs adieux. C'est la fête juste à côté. Une femme a décroché un emploi pour le gouvernement. La musique joue fort. Comme s'ils étaient sous l'effet du lao lao, Manu et Louka rivalisent de dégâts. Le pot de limonade, le sucre, le chocolat chaud, l'abri anti-moustiques, le rideau... Pour mettre fin au carnage, nous nous mettons au lit. La fête se poursuit chez le voisin, moins plate que nous!

Nous nous réveillons au chant des moines et des coqs. Le chef du village nous accueille officiellement. On a tué un poulet juste pour nous. Bien bouilli, il a maintenant la tête dans les abats. C'est la cérémonie du Baci. On pose sur notre épaule une étoffe en bandoulière. Je me sens comme une reine de beauté. Le chef s'exprime, nos hôtes aussi. Ce sont des mots de bienvenue et des souhaits. Ils déposent des ficelles sur le poulet, puis nous les attachent au poignet. Elles tomberont d'elles-mêmes. Ils nous tendent une motte de riz et un morceau de poulet. Ils prononcent chacun quelques mots en attachant la ficelle, puis nous bouffons la motte. Ébahis, Manu et Louka se prêtent volontiers au jeu.

Nous quittons la famille pour partir à l'aventure, à bord de kayaks. Au fil de l'eau, nous regagnons doucement la grotte de Konglor en passant à travers la haie d'honneur montagneuse. À l'intérieur, éclairés par nos lampes frontales, nous cherchons la voie à suivre. La rivière forme plusieurs coudes. À l'exception du faisceau de nos lampes, tout est complètement noir. Le toit coule par endroits, formant de petites chutes d'eau aussi rafraîchissantes que surprenantes. Tout est calme, à l'exception de quelques rares bateaux à moteur qui font le trajet du village à la route. Louka s'endort.

Au bout d'une heure, nous apercevons la lumière au bout du tunnel. Nous débarquons les enfants, avant de nous aventurer dans les rapides à la sortie de la grotte. De véritables montagnes russes aquatiques! Nos bateaux s'emplissent d'eau. Et notre tête des souvenirs de nos aventures.

Ce soir, nous quittons le Laos. En bus. Ce sera pour mieux retrouver le mythique Mékong, au sud du Vietnam et au Cambodge.

 

L'ASIE EN BREF...

Quel temps fera-t-il demain? 30 degrés avec probabilité d'orage. Et après-demain? 30 degrés avec probabilité d'orage. Ça fait un mois qu'il fait 30 degrés avec probabilité d'orage!

Le Vietnam et le Laos comptent sur deux économies parallèles. Les prix sont parfois donnés en dong ou en kit selon le pays, parfois en dollar US. On peut toujours payer dans l'une ou l'autre des devises, mais on obtiendra le change en monnaie locale.

Un merci sincère se prononce les mains jointes, comme pour une prière.

Les taxis ne circulent que dans les centres urbains majeurs. Ailleurs, on se déplace à moto. Les motos-taxis sont rapides et répandues. En famille, on opte pour le tuk tuk. Il s'agit d'une moto modifiée avec remorque, qu'on partage parfois avec d'autres passagers.

La preuve qu'on est dans une région tropicale? On mange au resto, quand soudainement... bang! Tout le monde sursaute. Une noix de coco est tombée sur la toiture!

Chaque demeure a sa maison aux esprits. Chaque commerce aussi. Pour s'assurer d'avoir les esprits de leur bord même sur la route, les chauffeurs d'autobus font des offrandes et brûlent de l'encens devant une effigie de bouddha, placée à l'avant du véhicule. Nous avons survécu à tous nos trajets d'autobus. Merci bouddha.

Tu sais que tu voyages dans un pays essentiellement rural quand la principale route nationale est parfois bloquée par des vaches.

Vietnam: un item qu'on paiera 10$ sera d'abord offert à 50$. On rigole, on offre 5$, on fait mine de s'en aller, puis on s'entend pour 10$. Laos: un item qu'on paiera 10$ sera d'abord offert à 15$. On offre 8$, le marchand demande de hausser la mise, puis on s'entend pour 10$. Règle générale, il faut marchander beaucoup plus fermement avec les Vietnamiens que les Laotiens. Mais cette règle compte de nombreuses exceptions.

Qu'elle porte la jupe ou le pantalon, une femme s'assied toujours de côté lorsqu'elle prend place à l'arrière d'une moto conduite par un homme.

Vous aimez une musique et avez un cellulaire? Partagez-la avec le plus grand nombre! Et si l'envie vous en prend, chantez! Dans les transports publics, nous nous sommes souvent tapés les tubes d'un mélomane qui faisait jouer sa musique bien fort, de jour comme de nuit. Personne ne s'en offusque.

 

À lire...

Nuits d'enfer sur la route - 12e chronique

Un soir de pleine lune - 14e chronique

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires

Derniers commentaires

  • Geneviève
    10 septembre 2012 - 12:11

    Que d'aventures! Vous aurez sûrement besoin de vacances à votre retour afin de vous remettre de vos péripéties/émotions;-) Le clip et les photgraphies complètent bien tes récits. Sous peu, tu nous présenteras probablement des reportages vidéos... Je les attends avec impatience!

  • Céline
    30 août 2012 - 09:05

    Wow, je suis sans mots! Que de péripéties! C'est vraiment palpitant de voir comment vous vivez ce voyage avec deux jeunes enfants! Je m'imagine à votre place avec Ève et Max et je suis déjà essouflée... Bravo Marilaine, Fred, Manu et Loucas pour ces aventures qui resteront graver dans vos mémoires! xoxo

  • François
    28 août 2012 - 08:27

    Époustouflant, je vous envie, Bravo pour votre témérité !!! j'adore te lire Marimoutonnée, bouettée, autobusée, ... à ton retour je t'invite à la FonFon pour un lunch, sac brun, couleur moisson !!! Bises à toute la famille,