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Benoit Charette
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Benoit Charette

Le gouvernement américain est catégorique : la Volt coûte trop cher pour être rentable !

Prometteuse la Volt ? Oui, dit le gouvernement. Cependant, elle coûte trop cher présentement pour représenter une alternative profitable pour l’entreprise. C’est ce que rapporte le gouvernement américain qui évalue actuellement tout ce qui pourrait être rentable ou non pour GM.

Cette annonce a été rendue publique suite à la dernière annonce présidentielle comme quoi on donnait un autre 60 jours à GM pour offrir une vraie alternative viable, suite au retrait par l’administration Obama du chef de la direction de GM, Rick Wagoner.

On reproche à GM de ne pas prévoir suffisamment de réduction de production, elle qui perd des parts de marchés depuis des décennies, note l’administration Obama.

On remarque aussi que GM tire une large part, complètement disproportionnée, de ses profits de ses camions et VUS. Or, ces derniers sont très vulnérables aux tendances du marché du pétrole et en revanche des consommateurs qui en ont assez de payer le pétrole trop cher. Seulement 9 des 20 produits les plus rentables de GM sont des voitures…

GM est une génération complète derrière Toyota et bien que la Volt a du potentiel, son coût trop élevé d’exploitation ne permet pas de la rendre commercialement profitable pour l’instant.

Ford et les TCA : loin d’une entente

Les concessions que les travailleurs de General Motors ont acceptées le mois dernier ne font pas l'affaire de Ford du Canada, selon le Globe and Mail. Le quotidien torontois cite une source anonyme selon laquelle Ford estime que l'entente entre GM et le syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) ne réduit pas assez, notamment, les coûts des soins de santé des travailleurs à la retraite.

Rappelons que Ford ne sollicite pas l'aide des gouvernements, comme le font General Motors et Chrysler. Selon la personne non identifiée citée par le Globe and Mail, si Ford acceptait l'entente conclue par GM et ses travailleurs, construire un véhicule coûterait 10 $ de plus de l'heure en salaires au Canada qu'aux États-Unis. Chrysler Canada demande aussi des concessions plus importantes que celles obtenues par GM, dans ses négociations avec les TCA.

Les gouvernements canadien et ontarien ont demandé à GM et Chrysler de proposer de nouveaux plans de restructuration réduisant davantage les coûts de la main-d'oeuvre, pour avoir droit à des fonds publics.

Le président américain Barack Obama demande la même chose aux grands de l'automobile aux États-Unis.

Des bases de l’entente Fiat/Chrysler

Chrysler, Fiat et Cerberus en sont venus à une entente sur leur alliance. Le gouvernement Obama en avait fait une condition ; Fiat et Chrysler devait en venir à une entente si le dernier voulait profiter des crédits du gouvernement nécessaire à la poursuite de sa restructuration. Ce sont 6 milliards supplémentaires qui sont attendus du côté de Chrysler, surtout en raison de la crise financière qui se poursuit et qui n’aide vraiment pas à la relance de l’entreprise.

Chrysler est fier de cette entente car elle lui permettra de profiter d’un modèle d’affaire qui a fait ses preuves et du même coup, d’étendre son influence et sa présence à l’intérieur d’autres marchés.

En offrant à Chrysler de nouveaux produits, de nouvelles plateformes, une nouvelle technologie et une plus grande distribution, Fiat donne un sérieux coup de pouce à l’entreprise américaine et lui donne vraiment une opportunité de grandir. Chrysler se trouve donc dans une meilleure position pour préserver des emplois et donner plus de choix aux consommateurs américains en termes de véhicules plus « verts » (à condition que Fiat fournissent quelques modèles pour le marché américain). Les concessionnaires n’attendent que ça chez Chrysler ; avoir plus de véhicules intéressants à vendre ! Tout ça pourrait permettre à Chrysler, si le tout lui devient profitable, de rembourser plus rapidement les dettes qu’elle accumule auprès du trésor américain.

Honda abandonne ses plans pour les diesels

Surtout en raison des normes plus strictes aux USA et au Japon, Honda a officiellement annoncé ses plans pour le développement de motorisations diesels. On va se concentrer sur la technologie hybride, en revanche.

Le développement de la technologie aurait été trop coûteuse en raison des normes qui seront imposées aux USA et au Japon. « même pour des véhicules plus gros, on croit que c’est plus réaliste de se tourner vers les hybrides », mentionne le président d’Honda, Takeo Fukui. Honda n’a pas produit une hybride intermédiaire depuis l’Accord, production qui avait cessée en 2007.

La TSX devait recevoir une motorisation hybride cette année. Les Pilot, Accord et même le CRV avaient été mentionnées dans les rumeurs de possibles détenteurs de moteurs diesels chez Honda ; on oublie ça ! Dans le cas de la TSX, elle recevra un V6 à la place.

Des règles environnementales plus sévères bientôt.

Le gouvernement fédéral a annoncé qu’il était pour introduire de nouvelles normes environnementales plus strictes concernant les émissions de gaz à effet de serre provenant de l’industrie automobile. Cette loi va s’inscrire dans le cadre de l’acte sur la protection de l’environnement.

Le ministre de l’environnement, Jim Prentice, a mentionné que n’importe quelle mesure concernant une réduction des émissions polluantes n’avait d’autres choix que de toucher le secteur automobile. Les nouvelles mesures visent bien sûr à rendre l’industrie plus verte.

Le secteur du transport compte pour le quart de toutes les émissions de gaz à effet de serre au Canada. Les véhicules, autos et camions, que nous utilisons comptent pour 12%. (Donc, 13% au secteur du transport autre : aviation, bateaux, trains, autobus, etc.).

Les nouvelles règles vont toucher les véhicules qui seront construits à compter de 2011. Ce délai donne le temps au gouvernement canadien d’harmoniser sa régulation avec toute mesure qui sera adoptée aux USA d’ici là car on peut s’attendre à des changements aussi de ce côté.

Le gouvernement canadien est déterminé à réduire les émissions polluantes de 20% d’ici 2020, en comparaison avec les niveaux de 2006.

Kia lance son programme de véhicules d’occasion certifié.

Au tour de Kia de posséder son propre programme de véhicules usagés certifié. Les véhicules identifiés comme faisant partie de cette série auront des critères à rencontrer et seront assortis d’une garantie additionnelle d’une année ou 12 000 km, en plus de recevoir en garantie un plan d’assistance routière 24 heures.

Pour être éligibles, les véhicules devront avoir été vendus à l’origine au Canada et être sur la route depuis moins de 6 ans (année modèle). De plus, les véhicules ne devront pas indiquer plus de 120 000 km au compteur, moyenne donc de 20 000 km par année. Et, les véhicules ne devront pas avoir transité par d’autres concessionnaires… donc, devront toujours avoir été retournées à des marchands autorisés Kia lors de location/propriétés antécédentes.

Les véhicules recevront donc cette garantie additionnelle d’une année en plus de la garantie d’origine, si pas expirée. (5ans/100 000km). De plus, les acheteurs profiteront d’une période de 7 jours suivant l’achat pour retourner leurs véhicules s’ils ne sont pas satisfaits et pourront l’échanger. Une inspection en plusieurs points, une autre de sécurité, l’historique CarProof du véhicules et un rabais supplémentaire de 500 $ aux récents diplômées s’ajoute à cette nouvelle politique chez Kia Canada.

L’APA en cour supérieure pour le cartel de l’essence

L'Association pour la protection des automobilistes (APA) s'est présentée en Cour supérieure, à Québec, pour tenter d'élargir le recours collectif déjà intenté contre les pétrolières, les distributeurs et les détaillants à la suite du démantèlement d'un cartel de l'essence.

Rappelons que, l'année dernière, des accusations ont été déposées contre 11 entreprises et 13 individus de Victoriaville, Thetford Mines, Magog et Sherbrooke à la suite d'une enquête du Bureau de la concurrence.

Les personnes impliquées dans cette enquête ont été accusées d'avoir comploté pour fixer les prix du litre d'essence à la pompe dans une cinquantaine de stations-service. Le présumé complot se serait produit entre 2004 et 2006.

L'APA souhaite se joindre au recours collectif déjà inscrit en Cour supérieure contre les pétrolières, les détaillants et les distributeurs.

L'organisme soutient d'ailleurs que le cartel serait beaucoup plus étendu que les régions déjà visées par les poursuites du Bureau de la concurrence. Par conséquent, l'APA souhaite obtenir des compensations pour les automobilistes de partout au Québec.

Jusqu'ici, six individus et trois compagnies ont plaidé coupables relativement à cette affaire. Les peines imposées ont totalisé un peu plus de 2,6 millions de dollars. Des peines d'emprisonnement de 44 mois ont également été prononcées à l'encontre de certains individus.

Benoit Charette est co-propriétaire et rédacteur en chef de l’Annuel de l’Automobile 2009. Il anime également l’émission En Voiture tous les Samedis à MIDI sur les ondes du 98,5 FM de Montréal et le réseau Corus Québec ou via internet au www.985fm.ca

Organisations: General Motors, Chrysler Canada, Ford du Canada Obama Globe and Mail Syndicat des Travailleurs canadiens Cerberus TSX APA Cour supérieure Bureau de la concurrence Kia Canada Association pour la protection FM de Montréal Corus Québec

Lieux géographiques: États-Unis, Canada, Japon Québec Victoriaville Magog Sherbrooke

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