Cette résidante de Magog, qui a fait ses preuves notamment comme commissaire industriel dans la région de Montréal, n’a pas perdu une seconde depuis son embauche confirmée. Durant la saison estivale, elle a le mandat de faire un portrait du secteur industriel magogois, avant de présenter ses recommandations et ses stratégies au conseil municipal dès la fin août.
«Nous avons décidé de commencer par le volet industriel, car il s’agit d’un secteur qui a été malheureusement négligé depuis un certain temps, admet la mairesse, Vicki May Hamm. Avec l’expérience de Mme St-Pierre et son bon réseau de contacts, on est convaincu que notre parc industriel va se porter mieux et que les investissements suivront. Son embauche est donc une très bonne nouvelle pour notre municipalité.»
La première magistrate croit également que la venue de cette économiste de formation enlèvera un poids important sur les épaules des promoteurs, dont plusieurs ont dénoncé haut et fort la lourdeur administrative à la Ville au cours des derniers mois.
«Mme St-Pierre a aussi comme responsabilité de faire le lien entre les promoteurs et les différentes sphères de la Ville. La lourdeur reste la même, mais c’est elle qui va la supporter et non plus les promoteurs comme c’était le cas auparavant. Car il ne faut pas oublier que le gros problème, c’est que les règlements de zonage et d’urbanisme de notre municipalité sont à revoir, car la plupart sont désuets. C’est une réalité avec laquelle on est pris pour l’instant et il faut accepter les délais légaux qui viennent avec cette réalité.»
En ce qui concerne la revitalisation du centre-ville, Vicki May Hamm assure que les commerçants ne sont pas oubliés dans cette démarche de relance. Cependant, ce dossier sera traité dans les prochains mois, du moins, dès la signature de l’entente avec Rues Principales prévue cet automne.
«On ne ferme pas la porte non plus à peut-être engager une ressource partielle à la Ville pour épauler Mme St-Pierre dans le dossier du centre-ville. Car il y a beaucoup de travail à faire et elle risque d’avoir besoin d’aide. On prendra les décisions requises rendus à cette étape du processus», conclut la mairesse.

