Le conseiller municipal Yvon Lamontagne a dévoilé la conclusion de cette enquête lors de la séance publique du conseil municipal du 18 juin dernier.
La plainte touchait les six élus ayant voté pour la permanence du directeur général de la Ville, Armand Comeau, en février dernier. Il s'agit d'Yvon Lamontagne, Michel Bombardier, Gilbert «Kurt» Boucher, Denise Poulin Marcotte, Nathalie Pelletier et de Jacques Laurendeau.
Signée du commissaire Marc-André Thivierge, la missive rappelle que cette demande est en lien avec la décision du conseil concernant la permanence du directeur général. On se souviendra que cette décision avait soulevé la controverse et la zizanie au sein du conseil.
M. Lamontagne assure que personne n'était au courant de cette plainte avant de la recevoir, il y a environ trois semaines. «Et on ne peut même pas savoir qui a fait la plainte et quels en sont les motifs, car on nous dit que ce sont des renseignements confidentiels», déplore-t-il.
Yvon Lamontagne se questionne sur les intentions de l'auteur de ces allégations, mais surtout sur la suite des choses si les élus avaient écopé de reproches éthiques en bonne et due forme. «Une suspension à siéger au conseil, par exemple, donnerait un dur coup à notre réputation, même si ce n'est pas fondé», s'indigne-t-il.
Un certificat-cadeau de 300 $ remis à la communauté
Pour éliminer les doutes et les mauvaises perceptions à son égard, M. Lamontagne a également profité de la séance de lundi dernier pour remettre une somme de 300 $ à la Banque alimentaire Memphrémagog, même si ce montant a été gagné par sa femme au gala du 50e anniversaire de la Chambre de commerce et d'industrie Magog-Orford. «Ma femme ne fait pas de politique, je ne vois pas la pertinence de ne pas garder ce certificat-cadeau, mais je n'ai pas le choix pour réduire toutes les possibilités d'accroc à l'éthique et à la déontologie», confie-t-il.
Le conseiller Robert Ranger et la mairesse Vicki May Hamm ont également parlé de la difficulté à travailler depuis l'arrivée de la nouvelle loi concernant la bonne conduite des élus. M. Ranger a même parlé qu'il vivait «l'enfer» depuis l'adoption de ces nouvelles mesures. «Certains humains ont le don de compliquer les affaires. On a toujours la crainte de se faire poursuivre, mais je vais continuer mon travail», assure-t-il.
Quant à Mme Hamm, elle déplore que les élus s'exposent de plus en plus à des poursuites, car le nouveau code de déontologie ratisse beaucoup plus large qu'auparavant. «On est en train de virer fou», lance-t-elle.

