Élections 2012: quelle est votre position face à la crise étudiante?

Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

.

Le journal Le Reflet du Lac a soumis aux principaux candidats dans le comté d’Orford dix questions en lien avec l’actualité locale et nationale dans le cadre des élections provinciales. Chaque participant avait une longueur et un délai pour répondre à respecter par souci d’équité envers tout le monde.

 

Voici donc ce que les politiciens ont à dire au sujet de cette question : quelle est votre position face à la crise étudiante?

 

Michel Breton- Parti québécois

La crise étudiante, créée par les libéraux, sera derrière nous à partir du moment où le PQ sera élu comme gouvernement. Il y a un problème au plan de la gestion des universités. Il en coûte 3000 $ de plus par personne par année pour former un étudiant universitaire au Québec que ce qu’il en coûte en Ontario. Il faut revoir la gestion universitaire pour établir des frais équitables comme l’ont demandé les étudiants aux ex-ministres du gouvernement Charest. Nous abolirons la hausse des frais de scolarité pour ensuite tenir un sommet portant sur le financement et la gestion des universités et qui réunira étudiants, directions d’établissement, représentants syndicaux et patronaux afin qu’ils nous éclairent sur les meilleures décisions à prendre.

 

Jean L’Écuyer – Coalition avenir Québec

L’éducation est la priorité de la Coalition, qui y voit la clé du développement du Québec. Elle vise à faire du système québécois d’éducation l’un des meilleurs au monde d’ici 2020. Une éducation de qualité a un prix. Depuis le début de la crise étudiante, la CAQ affiche une position claire, à mi-chemin entre la hausse démesurée imposée par le Parti libéral et les ajustements insuffisants prônés par le Parti québécois. Pour assurer la qualité de notre système d’éducation et la valeur des diplômes, la Coalition propose :

• Une hausse des frais de scolarité de 200$ par année pendant 5 ans;

• L’abolition partielle du crédit d’impôt pour les études supérieures;

• La suspension des articles de la loi spéciale qui limitent le droit de manifester.

 

Marie-Hélène Martin – Option nationale

À mon avis, la gratuité scolaire n’est pas une dépense, mais un investissement tandis qu’une hausse des frais de scolarité contribue à augmenter l’écart entre les riches et les pauvres. C’est pourquoi Option nationale propose la gratuité scolaire de la maternelle au doctorat. Une fois sur le marché du travail, les gens qui auront bénéficié de la gratuité devront redonner à la collectivité par leurs impôts ou un service communautaire obligatoire équivalent à la valeur de leurs études. Plusieurs nations, dont l’Allemagne et les pays scandinaves, ont instauré la gratuité scolaire et bénéficient des résultats : meilleure accessibilité aux études, revenus élevés, plus d’impôts pour l’État, plus grand bassin de main-d'œuvre qualifiée.

 

Pierre Reid – Parti libéral

La loi donne aux étudiants des pouvoirs important pour favoriser l’apprentissage de la vie démocratique dans l’environnement éducatif. Comme ancien universitaire, je partage cet objectif d’apprentissage. Mais la loi ne prévoit en aucun cas un droit de grève et encore moins le droit d’empêcher d’autres étudiants de s’instruire. La crise est un dérapage irrespectueux des droits d’autrui, encouragé par des partis politiques, des syndicats, des professeurs et certains journalistes. À preuve, la violence et l’intimidation ont continué après que la question des droits de scolarité ait été réglée pour la grande majorité des étudiants. Nous avons été fermes, mais patients. Il est temps que les étudiants pensent à eux-mêmes et complètent leurs études.

 

Patricia Tremblay- Québec solidaire

Les étudiants ont manifesté leur mécontentement face au gouvernement du Québec qui a honteusement promulgué la loi 78. Pour nous, à Québec solidaire, l’accès aux études doit demeurer accessible pour tous. Nous visons la gratuité des frais scolaires afin de permettre à nos jeunes de se concentrer sur leurs études et d’accéder au marché du travail libre de toute dette. Nous croyons que la gratuité favorisera une meilleure économie puisque l’avenir du Québec passe par l’éducation. Notons que le coût de cette gratuité est de 440 M $ et Québec solidaire financera celui-ci par un retour sur la taxe du capital des banques, soit 600 M $.

Organisations: Parti québécois, Le Reflet du Lac, Coalition Parti libéral

Lieux géographiques: Développement du Québec, Ontario, Allemagne

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires

Derniers commentaires

  • Daniel Gagnon, D. ès L., Université de Sherbrooke
    27 août 2012 - 15:10

    C'est indigne du député libéral Pierre Reid, ex-recteur de l'Université de Sherbrooke, de parler de démocratie, alors qu'il n'a pas cessé d'encourager Jean Charest à enfreindre sa propre loi des Parc dans le kidnapping du Mont Orford. Il faut se souvenir que la bataille, engagée depuis quarante ans pour garder un accès universel à l'éducation, n'a jamais été tout à fait gagnée. Il en va de même pour nos richesses naturelles, notre lac et notre Parc national! Rien ne nous dit que l'ex-recteur Pierre Reid, pour le plus grand déshonneur de l’Université de Sherbrooke, ne répètera pas son mauvais coup et ne récidivera pas pour vendre, contre toutes les règles de la démocratie, notre bien public à des promoteurs amis de son parti libéral.